HomeA la UneVers la fin totale des œufs de batterie en 2025 ?

Vers la fin totale des œufs de batterie en 2025 ?

Sodexo met fin aux œufs de poules en batterie.

Les associations de défense des animaux demandent que dans six ans plus aucune poule ne soit élevée en batterie. Mais cela demande des moyens colossaux.

C’est presque devenu un rituel hebdomadaire : quasiment chaque semaine, une entreprise de l’agroalimentaire, une enseigne de supermarchés ou une franchise de restauration annonce la fin prochaine des œufs en batterie. Des annonces qui correspondent à des attentes des consommateurs qui prennent peu à peu conscience, notamment grâce aux associations œuvrant pour le bien-être animal, des conditions d’élevage des poules dans les batteries, des cages trop petites pour que les gallinacés soient épanouis. Si ces annonces restent du marketing, force est de constater que l’on va vers plus d’éthique. Si bien que l’on pourrait presque envisager la fin définitive des œufs de batterie dans les années à venir ? C’est en tout cas le rêve que caressent plusieurs associations, comme L214 ou Open Wing Alliance, qui œuvrent en ce sens. « L’objectif est d’atteindre 0 % d’œufs en batterie d’ici à 2025 », indique d’ailleurs Brian Mordasini, chargé des relations avec les entreprises au sein de L214.

Mais cet objectif demande un véritable travail de sape à destination des producteurs. L214 démarche ainsi les entreprises de l’agroalimentaire pour faire passer son message. Et propose des audits pour que les œufs d’élevages en plein air prennent la place des œufs de batterie dans les rayons. Les associations se sont fixées un objectif intermédiaire : que la production de poules pondeuses en élevages alternatifs atteigne 50 % de la production totale à l’horizon 2022. « Passer de 32 % à 50 % de poules en systèmes alternatifs est ambitieux et coûteux », indique Philippe Juven, président du CNPO. En effet, cela devrait coûter près d’un demi-milliard d’euros en investissements. Mais les entreprises s’y engagent et les associations comptent bien, ces prochaines années, continuer à mettre la pression sur le secteur de l’agroalimentaire pour que, dès 2025, les poules de batterie ne soient plus qu’un mauvais souvenir.

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christine.loran@industrie-agroalimentaire.com

Christine Loran, diplômée en Microbiologie dans les industries agro-alimentaires à l’Université de Aix-Marseille et passionnée d’innovation agroalimentaire, écrit régulièrement pour le compte du site IAA.

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