HomeActualitésEvénementTensions palpables entre vegans et bouchers calaisiens

Tensions palpables entre vegans et bouchers calaisiens

Les bouchers et fédérations des Hauts-de-France ont profité d’un festival vegan à Calais pour dénoncer les caillassages et détériorations de boucheries par des militants anti-spécistes.

A Calais, l’ambiance n’était pas vraiment à la fête le week-end dernier entre bouchers, chasseurs et partisans du vegan. Ces derniers jours, la polémique autour de l’organisation d’un festival vegan a tenu en haleine les habitants de la ville du Pas-de-Calais. Un festival qui s’est finalement tenu mais qui a fait bondir chasseurs et bouchers des Hauts-de-France qui se sont, pour l’occasion, rassemblés devant la mairie de Calais. Tous ont dénoncé, explique Le Figaro, l’« extrémisme » de certains vegans qui ont attaqué, ces derniers mois, des commerces et des fédérations. Des affrontements entre pro et anti-viande qui ont finalement eu lieu par manifestations interposées.

Car les chasseurs et les bouchers, qui avaient prévu de se rendre sur les lieux du festival, ont finalement fait machine arrière « pour ne pas mettre de l’huile sur le feu. » Mais ils ont appelé à la « tolérance » en lançant un appel : « Qu’on laisse les bouchers faire leur métier tranquillement », s’est exclamé Gabriel Hollander, boucher et vice-président de la Chambre de métiers et de l’artisanat de la région Hauts-de-France. Selon le président de la Fédération des bouchers de la même région, Laurent Rigaud, « on ne peut plus accepter ce qui se passe. » Les professionnels de la viande dénoncent notamment le manque de fermeté des autorités face aux actions militantes des vegans et plus particulèrement de l’association L214.

Le langage était presque exagéré, les professionnels de la viande parlant d’« extrémistes » et affirmant que, même s’ils n’ont rien contre les vegans, ces derniers « abritent en leur sein des gens d’une violence extrême. » Les bouchers déplorent notamment le caillassage de « douze cas de commerces alimentaires », des tags avec des « revendications anti-spécistes » et « plusieurs dizaines » de détériorations de commerces. Ce à quoi L214 répond en assurant que ces actes « desservent la cause animale » et que l’association n’y est pour rien. Si L214 affirme tenter de trouver d’où viennent les violences contre les commerçants, le festival s’est, lui, déroulé dans le calme. Les militants ont arboré des pancartes et t-shirts revendicatifs sans la moindre violence.

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magali.monceau@industrie-agroalimentaire.com

Magali Monceau, titulaire d’un Master en Biologie et Santé – Nutrition Humaine et développement de l’Aliment Santé -, elle est responsable qualité pour un laboratoire à Nantes et chroniqueuse également pour le site IAA.

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