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Quand la Corse s’exporte à l’international

L’agroalimentaire corse a le vent en poupe. En Métropole mais également à l’étranger, puisque la Corse exporte 11 % de sa production locale.

La charcuterie corse est certainement l’un des fleurons de l’île française. Mais les Corses, dans le secteur de l’agroalimentaire, ont une activité plus que variée : boissons, confitures, biscuits ou encore fromage… En tout, l’agroalimentaire a réalisé un chiffre d’affaires de près de 230 millions d’euros en 2018. La Corse peut compter sur des produits bien identifiés par un packaging qui rappelle sans aucun doute possible l’île du sud. Et les clients se répartissent entre la Corse, la France métropolitaine et l’étranger. Ce dernier marché rapport quelques centaines de milliers d’euros aux producteurs. Mais les Corses doivent entreprendre des démarches parfois difficiles pour exporter : « Chaque pays a sa spécificité. Par exemple, sur une exportation au Japon, on a des seuils d’analyses qui ne sont pas les mêmes que ceux réglementaires en Union européenne. Ça, il faut bien le savoir à l’avance pour ne pas envoyer un produit que l’on aurait produit selon nos normes et qui ne passe pas au Japon. Ce sont des petits détails qui font toute la différence quand on exporte », indique Marine Giovannoni, responsable recherche et développement Corsica Gastronomia.

Des exportations encore très marginales, car exporter coûte encore trop cher. A cause du transport mais également parce que l’île ne produit pas tout le nécessaire. Il faut donc également importer avec d’envoyer la marchandise à l’étranger. « La plus grosse part de nos importations, ce sont les emballages, tout ce qui est bocaux, cartons, capsules. Ce sont des produits qui sont absents sur le marché local. En termes de produits, on a la chance d’avoir beaucoup de matière première en Corse, mais notre plus grosse importation reste le sucre. Pour le sucre, on est sur des marchés mondiaux », affirme Olivier Valery, président de Corsica Gastronomia. Du Japon aux Etats-Unis, l’agroalimentaire a tout de même décidé de se lancer dans la vente à l’export. Mais la conquête à l’international a un coût. Notamment pour la planète.

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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