HomeA la UneEn cas de « no deal », des pénuries alimentaires à prévoir

En cas de « no deal », des pénuries alimentaires à prévoir

Le Royaume-Uni prendra le relais de la PAC pour ses agriculteurs.

Les acteurs du Brexit parviendront-ils à un deal ? En cas d’échec des négociations, un rapport indique que des pénuries, notamment alimentaires, sont à prévoir.

La sortie de l’Union européenne du Royaume-Uni sans accord est un risque loin d’être anodin. Le Sunday Times s’est procuré plusieurs documents officiels et les a publiés. Outre des pénuries de médicaments et d’essence en cas de « no deal », le Royaume-Uni pourrait également manquer de nourriture, indique le journal britannique. La raison ? Près de 85 % des camions qui empruntent les principaux points de passage du tunnel sous la Manche « pourraient ne pas être prêts » pour les autorités douanières françaises. C’est-à-dire que la circulation dans les ports pourra être perturbée et il faudra attendre trois mois « avant une éventuelle amélioration du trafic », indique le Sunday Times. Le « no deal » impliquera également le rétablissement d’une frontière entre République d’Irlande et Irlande du Nord, ce qui rendra difficile son passage à cause des contrôles de plus en plus fréquents.

Les « groupes vulnérables » les plus touchés

Les parlementaires britanniques s’inquiètent : « Notre pays est au bord d’une crise économique alors que nous nous dirigeons vers un Brexit sans accord », écrivent-il. « Nous sommes devant une urgence nationale, et le Parlement doit être convoqué immédiatement », disent les élus à Boris Johnson. Les documents officiels montrent en effet que les sociétés qui seraient les plus touchées par un « no deal » sont les sociétés transportant des marchandises par la Manche, vers et depuis l’Europe. Si l’Angleterre ne manquera bien évidemment pas de nourriture, une pénurie de certains produits n’est pas à écarter. Un Brexit sans accord pourrait en effet toucher les livraisons de nourriture et entraîner une montée impressionnante des prix des aliments. Ce qui porterait un coup aux « groupes vulnérables » de la population, c’est-à-dire les classes les plus moyennes. Le manque de produits chimiques de traitement de l’eau pourrait également rendre les réserves en eau potable inexistantes ou presque.

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christine.loran@industrie-agroalimentaire.com

Christine Loran, diplômée en Microbiologie dans les industries agro-alimentaires à l’Université de Aix-Marseille et passionnée d’innovation agroalimentaire, écrit régulièrement pour le compte du site IAA.

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