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Les multinationales agroalimentaires notées par une ONG

[quote]Conso. Une ONG note les 22 plus grosses entreprises mondiales de l’agroalimentaire avec un Indice d’accès à la nutrition. Une façon d’évaluer la responsabilité des multinationales.[/quote]

La nutrition dans le monde

Près d’un tiers du marché de la transformation alimentaire est contrôlé par dix multinationales, selon ETC Group. En résumé, quelques dizaines de multinationales de l’agroalimentaire nourrissent la majeure partie de l’humanité. Access to Nutrition, une organisation non gouvernementale néerlandaise, vient de publier son Indice d’accès à la nutrition. Cette ONG a étudié les pratiques des 22 plus grosses entreprises mondiales de l’agroalimentaire et les a classées selon plusieurs critères.

La nutrition au cœur des stratégies

Conception des produits, accessibilité, prix, étiquetage ou marketing… L’ONG hollandaise a travaillé sur plusieurs volets. Unilever, Nestlé et Danone arrivent en tête du classement des multinationales agroalimentaires, tandis que Lactalis, Kraft ou encore Heinz font partie des mauvais élèves. « Nous nous sommes concentrés sur la nutrition », explique Inge Kauer, directrice exécutive de l’association, qui assure que les trois multinationales du podium « font plus que les autres pour intégrer les problématiques de nutrition au cœur de leur stratégie » et « sont aussi plus innovants. » Exemple : Unilever mesure, grâce à un outil, les qualités nutritionnelles de ses produits.

Quel est l’objectif de ce classement ? « Notre but est d’appeler à l’action », indique la directrice de l’ONG. Beaucoup de points demandent à être améliorés : « des étiquetages plus responsables, des portions plus petites, dans le cas de l’alimentation infantile, ne pas dénigrer l’allaitement, une application globale des politiques », résume Inge Kauer. Cette dernière explique que certaines entreprises – Lactalis, Kraft Foods et Heinz notamment – obtiennent un score de zéro car elles ont refusé de donner des informations à l’ONG. « Nous pensons que ces entreprises peuvent avoir un impact immense sur l’accès à la nutrition dans le monde », déplore Inge Kauer, qui compte « sur elles pour s’investir » à l’avenir.

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christine.loran@industrie-agroalimentaire.com

Christine Loran, diplômée en Microbiologie dans les industries agro-alimentaires à l’Université de Aix-Marseille et passionnée d’innovation agroalimentaire, écrit régulièrement pour le compte du site IAA.

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