HomeA la UneVers la fin de la mayonnaise belge riche en matières grasses ?

Vers la fin de la mayonnaise belge riche en matières grasses ?

En Belgique, les producteurs de sauces veulent innover et proposer des recettes de mayonnaise allégée.

 

Problème : la loi « mayonnaise » leur impose de ne pas modifier la recette de la célèbre sauce, qui doit comporter 80 % de matières grasses et 7,5 % de jaunes d’œufs. Une législation qui date de 1955 et qui rend les producteurs de la « mayo » mécontents.

La loi belge éloignée des normes européennes

Notamment parce qu’ils désirent mettre fin à cette spécificité belge… « Nous souhaitons que les normes soient davantage adaptées à celles en vigueur en Europe, soit 70 % de matières grasses et 5 % de jaunes d’œufs », demande Nicholas Courant, porte-parole de la Fédération belge de l’industrie alimentaire. En effet, les normes européennes sont moins strictes que celles du royaume. Conséquence : là où les Française peuvent donner le nom de mayonnaise aux sauces allégées, les Belges sont, eux, coincés.

« A l’époque, quand la loi est entrée en vigueur en 1955, le contexte était fort différent. Il n’y avait pas la libre circulation des marchandises telle que nous la connaissons désormais », rappelle Nicholas Courant, qui assure qu’il faut « permettre aux producteurs locaux de toucher un nouveau public. » Le marché de la mayonnaise est un secteur qui pèse plus de 1,1 milliard d’euros en Belgique. De quoi vouloir répondre à la demande des consommateurs d’avoir « accès à une mayonnaise moins grasse. »

Et pour tenter de convaincre les autorités, le porte-parole de la Fédération belge de l’industrie alimentaire met sur la table les problèmes de santé publique et les tendances actuelles de consommation : « Il faut laisser le choix dans un magasin d’opter pour un produit light, ce qui entre aussi pleinement dans le cadre du plan de la lutte contre l’obésité. » Cela ne signifierait pas pour autant la fin de la mayonnaise belge telle qu’on la connaît : « En fait, nous voulons surtout qu’il y ait une distinction entre une mayonnaise de base et une mayonnaise traditionnelle », résume Nicholas Courant.

Pourquoi les producteurs belges veulent changer la «loi mayonnaise» (ici)

FOLLOW US ON:

christine.loran@industrie-agroalimentaire.com

Christine Loran, diplômée en Microbiologie dans les industries agro-alimentaires à l’Université de Aix-Marseille et passionnée d’innovation agroalimentaire, écrit régulièrement pour le compte du site IAA.

Rate This Article: