HomeA la UneL’embargo russe met l’agroalimentaire italien dans le rouge

L’embargo russe met l’agroalimentaire italien dans le rouge

Depuis le début de l’embargo russe, le secteur agroalimentaire italien aurait perdu plus d’un milliard d’euros. Un manque à gagner considérable.

Il y a cinq ans, alors que l’Union européenne sanctionnait des responsables russes dans le cadre de la crise ukrainienne, Moscou décidait, en représailles, de sanctionner les pays européens. Parmi les pays les plus touchés, l’Italie. La Grande botte accuse en effet un manque à gagner de plus d’un milliard d’euros, rien que dans le secteur de l’agroalimentaire. Un produit est plus touché que les autres : le parmesan. En effet, jusqu’à 2014, ce fromage réputé dans le monde entier faisait un carton en Russie. Mais les ventes de parmesan italien sont désormais freinées par l’embargo russe. Le président Poutine a prévenu que l’embargo durerait jusqu’à la fin de l’année 2020. Mais il pourrait toutefois prolonger les sanctions, comme il l’a déjà fait depuis le 7 août 2014. Outre l’Italie, ce sont tous les pays européens qui avaient l’habitude d’exporter leurs produits en Russie qui sont touchés.

De faux produits « made in Italy » fleurissent

Une importante liste de produits agroalimentaires en provenance de l’Union européenne sont touchés par l’embargo, mais pas seulement : Norvège, Etats-Unis, Canada ou encore Australie sont également visés par ces sanctions. L’Italie semble cependant le pays le plus durement touché. Les autorités locales estiment que cet embargo est « insoutenable pour l’Italie », car il touche le jambon et les pommes tout autant que le parmesant. « Ceci représente un coût insoutenable pour l’Italie et l’Union européenne et il est important de reprendre la voie du dialogue », a demandé le président du syndicat agricole, Ettore Prandini, qui déplore également « la diffusion sur le marché russe de produits d’imitation n’ayant rien à voir avec le ‘made in Italy’ ». En effet, sur les marchés moscovites, plusieurs produits baptisés à l’italienne ont fait leur apparition. Mais ils sont, eux, fabriqués du côté de la Russie.

FOLLOW US ON:

stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

Rate This Article: