HomeActualitésAvec le bio, la grande distribution fait de belles marges

Avec le bio, la grande distribution fait de belles marges

La Canada autorise à la vente les fruits et légumes esthétiquement imparfaits.

Les fruits et légumes bio ne sont pas moins chers en grandes surfaces que chez les spécialistes du marché, indique une étude d’UFC-Que choisir.

Les clients qui consomment bio et n’ont que peu de moyens pour acquérir des produits sains ont tendance à se fournir en grandes surfaces plutôt que dans les magasins estampillés bio, pour une question de prix. Selon une enquête d’UFC-Que choisir, la grande distribution réalise des marges importantes sur les produits bio qui se révèlent être moins chers chez elle. Il faut dire que le marché du bio, qui représente environ 5 % du budget alimentaire des Français, a attiré les convoitises de la grande distribution qui représente la moitié des ventes de ce secteur. Selon un comparatif des prix entre les boutiques bio et les grandes surfaces, les enseignes connues proposent des produits moins chers, notamment grâce à des promotions et à des achats en gros qui font descendre en flèche les tarifs. Il faut compter en moyenne 133 euros pour un panier bio en grande surface contre 169 euros chez un spécialiste du bio.

Vers une « guerre des prix » sur le bio ?

Et Leclerc est sans doute l’enseigne qui tire le mieux son épingle du jeu, juste devant Carrefour et Casino. Du côté des boutiques spécialisées, Satoriz est la plus compétitive. Mais cette réalité en cache une autre : si le panier moyen coûte moins cher dans la grande distribution, cette dernière vend certains produits, notamment les fruits et les légumes, à des prix plus importants que dans les petits boutiques. Selon UFC-Que choisir, c’est sur les produits non-périssables que les grandes enseignes attirent les clients. L’association de consommateurs indique dans son étude que les grandes enseignes réalisent « une marge excessive » sur les fruits et légumes et dénonce une « surmarge bio ». En effet, la marge sur le bio serait supérieure en moyenne de 75 % par rapport aux denrées classiques. Au risque qu’une nouvelle « guerre des prix » fasse son apparition. Surtout, UFC-Que choisir craint que l’esprit du bio soit dénaturé par de telles pratiques.

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