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Une appli pour acheter des aliments presque périmés à bas prix

Le gaspillage alimentaire concerne un tiers de la production mondiale.

Au Canada, une application a passé un deal avec des supermarchés pour vendre les aliments presque périmés à des prix défiant toute concurrence.

Charcuteries, fromages, salades ou fruits secs à moitié prix… Quel est le secret de si grosses promotions ? A l’approche des dates de péremption, les aliments peuvent encore être vendus. Une application vient d’être créée au Canada, elle permet aux clients de Maxi et de Provigo d’acheter les aliments dont la date de péremption approche à grands pas à des prix défiant toute concurrence. Une belle occasion, surtout, de réduire le gaspillage alimentaire. Flashfood existe depuis 2016 déjà, mais les débats récents sur l’antigaspi font que cette application connaît aujourd’hui un succès plus important. Une application qui permet aux consommateurs d’acheter des produits pour une bouchée de pain… périmée. Le principe est simple : l’appli regroupe les aliments presque périmés disponibles dans les supermarchés et permet de les acheter en quelques secondes seulement. Puis ses utilisateurs peuvent se rendre en magasin pour récupérer leur commande. Il a fallu du temps à Flashfood pour convaincre les enseignes. Maxi et Provigo sont aujourd’hui les deux premières chaînes de supermarchés du Québec à participer à l’opération qui permet d’obtenir des réductions de 30 à 50 % aux clients.

Et le succès devrait aller grandissant : à l’horizon du mois d’avril, 113 Maxi et 25 Provigo corporatifs de la province de Québec se joindront au programme, ainsi qu’une soixantaine de Provigo franchisés. Des enseignes qui ont décidé, outre l’application, de mettre en avant leurs produits quasi périmés grâce à des autocollants roses proposant ainsi 30 % de réducation. Une option supplémentaire qui permet d’« éviter le gaspillage » et d’« économiser considérablement », indique Maxi qui espère bien éviter de jeter ses surplus de produits à l’avenir. Même si, précisent les supermarchés, les banques alimentaires profitent également des invendus. L’application Flashfood ne devrait cependant pas faire concurrence aux associations, puisque ces dernières n’arrivent pas à absorber toute la quantité d’aliments fournis par les enseignes. Les créateurs de l’application partagent, eux, leurs bénéfices avec les distributeurs. Consommateurs, créateurs de l’appli et enseignes… Tout le monde sort gagnant de cette opération antigaspi.

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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