HomeA la UneEn Angleterre, Toblerone a perdu un peu de poids

En Angleterre, Toblerone a perdu un peu de poids

Mondelez réduit sa quantité de chocolat dans ses Toblerone.

Il manque une dent dans les nouvelles barres de Toblerone britanniques. Une décision prise par la marque pour contrer l’explosion des prix des matières premières.

Plus d’un siècle après sa création, le Toblerone vient de perdre une de ses dents. A priori, rien de bien spectaculaire : les barres chocolatées de 400 grammes et 170 grammes n’ont perdu respectivement que 40 et 20 grammes. Mais la symbolique est forte… Depuis 1908, rien n’avait eu raison du Toblerone. Sauf que l’augmentation du prix des matières premières a obligé le groupe Mondelēz International a prendre une décision. Celui-ci avait le choix entre augmenter son produit et diminuer les ingrédients qui le composent. Mondelēz a finalement opté pour la seconde solution. « Comme beaucoup d’autres entreprises, nous subissons une hausse des prix de nombreux ingrédients. Nous les supportons aussi longtemps que possible, mais pour garantir que Toblerone reste abordable en rayon et garde sa forme triangulaire, nous avons dû réduire le poids de deux de nos barres », explique la marque.

La marque qui précise également que cette décision ne concerne que le Royaume-Uni. La faute au Brexit ? Probablement. La sortie annoncée de la Grande-Bretagne de l’Union européenne avait déjà provoqué l’arrêt provisoire des ventes de Marmite, une pâte à tartiner très populaire outre-Manche. La marque d’Unilever prétextait alors la chute des cours de la livre sterling face à l’euro et annonçait vouloir augmenter ses prix, ce que Tesco refusait. Du côté de Toblerone, on assure cependant que le cours de la livre sterling n’y est pour rien et que « ce changement n’est pas la résultat du Brexit. » Dans son message adressé aux consommateurs, Toblerone explique que les coûts des ingrédients s’est envolé, « comme pour beaucoup d’autres entreprises » et assure que cette décision de retirer une infime quantité de chocolat était « le meilleur moyen de garder la barre à un prix abordable. »

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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