HomeA la UneAgroalimentaire : les Français veulent plus de transparence

Agroalimentaire : les Français veulent plus de transparence

Le vin bio, meilleur qu'il n'y paraît.

Après les nombreux scandales alimentaires, les Français réclament moins d’opacité. Philippe Chatelain, CEO d’Inexto (groupe Impala), lance un appel.

Dans Les Echos, le CEO d’Inexto (groupe Impala), Philippe Chatelain, estime qu’« il est temps d’utiliser les outils existants pour améliorer l’information des consommateurs, gage d’une relation de confiance durable avec les producteurs ». Le directeur s’appuie sur une étude sortie à la fin de l’année dernière, dans laquelle on pouvait s’apercevoir que 8 Français sur 10 se déclarent « inquiets » pour la sécurité alimentaire. Depuis plusieurs années, les consommateurs ne s’intéressent pas qu’au prix des produits qu’ils achètent mais aussi à leurs ingrédients et à leur traçabilité. « En témoignent le succès du bio, des ‘circuits courts’, la diminution de consommation de la viande et des régimes ‘sans ‘ », résume Philippe Chatelain, qui admet tout de même que ces nouveaux modes de consommation s’appuient sur des « vertus réelles et parfois fantasmées ». Et cela, les industriels l’ont bien compris, jouant le jeu des consommateurs, quitte à mentir.

« Les citoyens sont en droit d’attendre plus et mieux des pouvoirs publics »

« Cette tendance est parfois soutenue par un marketing opportuniste qui n’hésite pas à agrémenter ses packagings de labels ou mentions fantaisistes, ou à mettre en avant ses ‘petits’ agriculteurs, employés ou sous-traitants locaux », estime le CEO d’Inexto qui assure que « ces visages, ce storytelling et ces nouveaux critères de vertu d’affichage ne garantissent en rien la plus grande sécurité de la chaîne d’intervention qui mène au consommateur final ». Des ONG comme Foodwatch le prouvent régulièrement. Alors que faire ? Philippe Chatelain estime que les pouvoirs publics doivent jouer un plus grand rôle. « Les citoyens sont en droit d’attendre plus et mieux des pouvoirs publics, comme des entreprises, pour garantir la traçabilité, dit-il. Le second mécanisme de défense voit les consommateurs légitimement s’armer en opposition aux marques qui ne seraient animées que par leurs seuls objectifs mercantiles ». Et là, les outils collaboratifs, issus des nouvelles technologies, ont certainement un vrai rôle à jouer.

FOLLOW US ON:

stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

Rate This Article: