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Une agriculture française en manque de main-d’œuvre

Des solutions à la crise agricole

Chaque année, plusieurs milliers d’emplois agricoles restent vacants. Le secteur peine à recruter. Comment attirer de nouveaux employés ?

A l’occasion du Salon de l’Agriculture, les différents exploitants ont tenté de séduire des jeunes futur passionnés par ce métier. L’enjeu est de taille : en France, le secteur agricole manque de main-d’œuvre. Selon Boursorama, qui cite Gilles Duquet, secrétaire général de l’Association nationale emploi formation en agriculture (Anefa), « 12 000 emplois de salariés agricoles restent vacants chaque année. » Un constat qui est fait chaque année par les différents acteurs de l’agriculture. L’Association pour l’emploi des cadres, ingénieurs, et techniciens de l’agriculture et de l’agroalimentaire explique également que l’offre augmente tandis que le nombre de candidats est en chute libre : le site de l’association a en effet plus de 14 000 offres d’emploi non pourvues et estime à 17 000 le nombre de candidats potentiels. L’offre risque même très rapidement de devenir supérieure à la demande, ce qui posera donc un gros problème de manque de salariés dans le secteur agricole.

Manque de communication et mauvaise image

Mais pourquoi ce désamour pour l’agriculture ? Selon Mylène Gabaret, directrice de l’Apecita, l’image de l’agriculture est actuellement négative, notamment en raison des nombreuses crises que traverse actuellement le secteur. Les médias font régulièrement des reportages sur les agriculteurs et pointent les difficultés financières des exploitants. « Quand on annonce dans les médias un revenu de 350 euros mensuels… un jeune qui veut se mettre au même niveau que la société ne va pas se contenter de ça », assure un éleveur présent au salon de l’Agriculture. L’Apecita déplore également un manque de communication évident : « Il y a deux, trois ans, on a fait un sondage, 95 % des personnes interrogées ne savaient pas qu’il y avait des salariés en agriculture », indique Mylène Gabaret. Les agriculteurs réclament de la part des ministères de l’Agriculture et de l’Education nationale qu’ils prennent le problème à bras le corps. « Un jeune qui est en filière générale, on ne va pas lui parler de la filière agricole », s’étonne Mylène Gabaret pour qui il faut décloisonner le système éducatif.

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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