HomeActualitésEconomieLe secteur foodtech va-t-il finir par émerger en France ?

Le secteur foodtech va-t-il finir par émerger en France ?

Un baromètre des start-up du secteur foodtech vient d’être publié. Il montre le retard de la France sur les autres pays européens et américains.

Selon le premier baromètre réalisé par DigitalFoodLab, une agence spécialisée en foodtech, « l’écosystème français foodtech est en émergence » et l’on « commence à voir un début de maturité. » Matthieu Vincent, cofondateur de DigitalFoodLab, cité par Les Echos, assure d’ailleurs que l’écosystème foodtech francilien a un poids important. Le baromètre indique en effet que « les start-up d’Ile-de-France représentent 63 % des start-up actives et captent près de 80 % des capitaux. »

Et les entreprise foodtech sont de plus en plus nombreuses et attrayantes : plus de 130 se sont créées l’année dernière et, depuis quatre ans, 317 millions d’euros y ont été investis. On aperçoit une certaine dynamique et une évolution grandissante année après année : alors que, en 2013, les start-up avaient récolté un peu plus de 22 millions d’euros d’investissements, ce chiffre s’est envolé à hauteur de 139 millions en 2016. L’année dernière pourrait d’ailleurs être considéré comme l’année 0 du foodtech : « Depuis 2016, on constate des premiers deals importants, c’est-à-dire supérieurs à 20 millions d’euros », explique ainsi Matthieu Vincent.

Mais si des fonds sont trouvés pour les lancements de start-up, les investisseurs ont encore un peu de mal « à mettre des montants significatifs par la suite », indique le patron de DigitalFoodLab. L’agence distribue un bon point à Bpifrance Investissement, Kima Ventures et 360 Capital Partners, les trois fonds les plus généreux. Mais le foodtech accuse encore beaucoup de retard sur les autres secteurs de la technologie : la part des investissements ne dépasserait pas 11 % du montant global du secteur. « La foodtech a de vingt-quatre à trente-six mois de retard sur ce qui se passe aux Etats-Unis ou dans d’autres pays européens », déplore Matthieu Vincent, qui estime que c’est aujourd’hui « l’occasion pour des entrepreneurs et investisseurs de se saisir de ces opportunités-là »,

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magali.monceau@industrie-agroalimentaire.com

Magali Monceau, titulaire d’un Master en Biologie et Santé – Nutrition Humaine et développement de l’Aliment Santé -, elle est responsable qualité pour un laboratoire à Nantes et chroniqueuse également pour le site IAA.

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