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Du saumon génétiquement modifié autorisé au Canada

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Santé. Le Canada vient d’autoriser la commercialisation de saumons génétiquement modifiés. Une décision qui fait polémique, notamment auprès des associations.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments et le ministère de la Santé viennent d’approuver l’utilisation, dans l’alimentation — humaine, mais aussi animale — l’utilisation du saumon génétiquement modifié. Une décision qui fait suite à une série d’examens scientifiques du saumon AquAdvantage, le nom commercial d’un saumon transgénique et triploïde créé par AquaBounty Technologies. Il s’agit du premier saumon transgénique au monde. L’accord donné par les deux entités a fait des vagues outre-Atlantique, même si la commercialisation prendra un peu plus d’un an et demi selon les autorités canadiennes.

Les animaux génétiquement modifiés vont devenir fréquents

AquaBounty Technologies avait décidé de créer ce saumon transgénique et a réussi à le mettre en vente sur les marchés des Etats-Unis et du Panama, deux pays où la législation n’interdit pas d’office les animaux génétiquement modifiés. L’arrivée de ce produit au Canada représente une véritable révolution dans le milieu local de l’agroalimentaire. Ce saumon a une capacité de croissance très rapide dès les premières semaines de la vie du poisson, notamment grâce à un gène de l’hormone de croissance du saumon quinnat. Santé Canada et l’Agence d’inspection des aliments ont prévenu que « les aliments génétiquement modifiés devenaient de plus en plus communs tous les jours » et qu’ils font partie de la « diète régulière de la population canadienne. »

Du côté de l’association Vigilance OGM, on déplore cette décision. Thibault Rehn, son coordinateur, estime que les deux organisations auraient dû, avant d’accepter la commercialisation du saumon AquAdvantage, effectuer une consultation et demander des études indépendantes. Même son de cloche du côté de l’Ecology Action Centre, qui demande aux épiceries de ne pas mettre en vente ce produit. Cependant, les ministres de l’Agriculture et de la Santé assurent qu’il faudra s’habituer à ce genre de produit : « Bien que ce soit le premier produit de cette nature (un animal génétiquement modifié pour consommation humaine), ce ne sera probablement pas le dernier », indique la ministre de la Santé, Jane Philpott.

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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