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Québec développe l’élevage d’insectes pour l’agroalimentaire

Dans les pays occidentaux, les ventes de produits dérivés d’insectes augmentent de 50 % chaque année. Les acteurs de ce secteur se multiplient.

L’insecte est-il l’avenir de l’homme ? Farines à base d’insectes, insectes à consommer à l’apéritif ou encore barres énergétiques bio… Les insectes ont, ces dernières années, fait leur apparition dans les produits alimentaires. En France, mais également partout dans le monde comme au Canada. Des entreprises québécoises, par exemple, commercialisent depuis plusieurs années des produits à base de farine d’insectes — grillon notamment. A Québec toujours, une entreprise de pâtes aux insectes développe ce marché à tel point que ses propriétaires vont prochainement ouvrir la toute première ferme d’élevage de ténébrions. Ces derniers auront des arômes particuliers de noix et de graines de tournesol.

Car outre-Atlantique, le marché des insectes se développe. Tottem Nutrition l’a compris : l’entreprise vend depuis un an ses pâtes à base de farine de ténébrions et de grillons. Elever des insectes pourrait donc être une solution pour augmenter les marges. « Le fait de produire nous-mêmes baissera nos coûts de production afin que nos pâtes soient plus accessibles. On aimerait offrir d’autres produits comme des sauces en poudre, des trucs sucrés, ou même faire du pain », explique le copropriétaire de cette société. Le succès d’autres entreprises, comme Loblaw, qui commercialise de la poudre de grillons, inspire les dirigeants de Tottem Nutrition.

Le marché global est en plein boom. « Les ventes de produits dérivés d’insectes augmentent de 50 % par année en Occident. Il y a quelque chose qui se passe. Il y a donc, selon moi, un intérêt pour Loblaw d’évaluer l’aspect commercial de ce produit-là. Il tâte le terrain », indique de son côté Sylvain Charlebois, doyen de la Faculté de management à l’Université Dalhousie, à Halifax, au Journal de Montréal. Mais un frein demeure : la réticence des potentiels consommateurs. « Si on veut casser la réaction de dégoût qui y est associée, on n’a pas le choix », indique le fondateur de Tottem Nutrition qui espère que sa ferme livrera 10 tonnes de ténébrions chaque année.

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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