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Quand les multinationales jouent le jeu de la transparence

Certaines sociétés agroalimentaires refusent de dire d’où vient leur huile de palme. Dans le secteur, les multinationales sont pourtant de plus en plus coopératives.

Entre les promesses et les actes, il y a un fossé. Que PepsiCo ou encore Kellogg’s n’hésitent pas à franchir. Comme le dénonce Greenpeace, cité par le blog novethic, ces deux sociétés refusent toujours de publier l’origine de l’huile de palme qu’elles utilisent dans leurs produits. On est loin de l’engagement pris par ces multinationales de lutter contre la déforestation. Cependant, les entreprises, dans leur globalité, sont de plus en plus coopératives et hésitent de moins en moins à faire preuve de transparence. Parmi les enseignes agroalimentaires qui jouent le jeu de Greenpeace, on retrouve notamment Ferrero ou encore Unilever.

Une coopération entre multinationales et ONG

Ces deux dernières entreprises publient en effet la liste de leurs fournisseurs au grand public. Une façon de montrer qu’elles sont responsables et que l’éthique est une valeur à laquelle les consommateurs adhèrent. Pour Unilever, il a fallu attendre mars dernier pour connaître la liste de ses fournisseurs mais également des usines d’huile de palme avec lesquelles travaille le groupe. « Non seulement, cela nous donne une meilleure visibilité sur la provenance de notre huile de palme mais cela nous permet également d’identifier de manière plus proactive les problèmes et d’y répondre plus rapidement », indique Unilever qui assure vouloir « travailleur pour trouver des solutions aux côtés des fournisseurs, ONG, gouvernements et autres parties prenantes. »

La transparence, un atout également pour les entreprises

Si Unilever et Nestlé semblent accéder aux demandes des ONG, cependant, il reste du travail dans le secteur. Or, ce serait dans l’intérêt des multinationales de coopérer. Pour Tara Norton, managing director du réseau BSR, citée par novethic, « plus les entreprises sont transparentes et plus elles engrangent des points dans leur dialogue avec les parties prenantes et les classements. Cela leur permet aussi de progresser dans le contrôle de leur chaîne d’approvisionnement et leur gestion des risques. » La transparence est donc la réponse à une demande mais permet également aux entreprises de mieux gérer leur circuit de production.

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christine.loran@industrie-agroalimentaire.com

Christine Loran, diplômée en Microbiologie dans les industries agro-alimentaires à l’Université de Aix-Marseille et passionnée d’innovation agroalimentaire, écrit régulièrement pour le compte du site IAA.

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