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Polémique sur les conditions de production dans un abattoir bio

Un abattoir

[quote]Viande. L’abattoir de Vigan, dans le Gard, employait des méthodes cruelles pour produire de la viande. Une association de défense des animaux a dénoncé l’entreprise dans une vidéo choc.[/quote]

Un abattoir

Sur son site internet, la Communauté de communes du pays viganais présente l’abattoir bio de Vigan, dans le Gard, comme un site de production de viande où « le travail n’est pas à la chaîne mais requiert un vrai savoir-faire, du maniement des animaux vivants, en passant par l’abattage et jusqu’à la découpe de viande. » Les autorités locales assurent que « l’ensemble du personnel a suivi les formations et obtenu les certificats de compétence pour la protection et le bien-être animal. » Sauf que cet abattoir a été épinglé par l’association L214, qui décrit « des scènes intolérables violant la réglementation et causant d’importantes souffrances aux animaux. »

L’abattoir de Vigan fermé

Tout est parti d’une vidéo, comme cela avait été le cas pour l’abattoir municipal d’Alès il y a quatre mois. Près de cinq minutes pendant lesquelles on voit des actes de cruauté et de maltraitance animale, dans une vidéo introduite — c’est la mode — par la chanteuse du groupe Lilly Wood and the Prick, qui affirme que, « même dans un abattoir tourné vers le bio et le local, les animaux perdent la vie dans la souffrance. » Ce mardi 23 février, l’abattoir de Vigan a été fermé à titre conservatoire. Une enquête devrait être diligentée.

L’abattage des bêtes est, depuis plusieurs mois, au cœur des débats publics. Les scandales sont de plus en plus nombreux et la défiance des Français vis-à-vis de l’industrie agroalimentaire ne cesse de progresser. Mais c’est la première fois qu’une polémique touche un abattoir bio. Pour être bio, un abattoir doit obtenir l’accord d’un organisme certificateur agréé par l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique, indique Le Huffington Post. Cela implique, selon un de ces organismes, des « méthodes de production spécifiques » et un étiquetage de la viande qui permette de « pouvoir retracer son origine. »

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christine.loran@industrie-agroalimentaire.com

Christine Loran, diplômée en Microbiologie dans les industries agro-alimentaires à l’Université de Aix-Marseille et passionnée d’innovation agroalimentaire, écrit régulièrement pour le compte du site IAA.

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