HomeA la UneLes petits producteurs agricoles, base désorganisée de l’agroalimentaire

Les petits producteurs agricoles, base désorganisée de l’agroalimentaire

[quote]Economie. Selon la banque néerlandaise Rabobank, seuls 10 % des petits exploitants agricoles dans le monde font partie d’une organisation de producteurs.[/quote]

petits exploitants

Sur les 500 millions de petits exploitants dans le monde, seuls 50 millions seraient regroupés en associations ou coopératives, indique l’établissement bancaire néerlandais. Un chiffre trop bas qui, s’il était revu à la hausse, permettrait à l’agro-industrie de « valoriser ses produits », selon Rabobank. Car les petits producteurs agricoles restent essentiels à l’industrie agroalimentaire : en Afrique de l’Ouest, par exemple, ils concentrent 90 % de la production de cacao ; en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie, ils représentent 80 % de celle de café ; en Inde, l’industrie laitière – composée de multiples petits exploitants – est la première au monde dans le domaine de l’export.

Plus de 40 000 coopératives en Italie

Des statistiques qui contrastent avec l’Europe, où les coopératives et confédérations agricoles sont légion : l’Italie compte plus de 40 000 coopératives, l’Espagne près de 25 000 et la France 21 000. Rabobank indique que la « mise en place d’une politique de responsabilité sociale » pourrait permettre de valoriser les petits exploitants agricoles. Parmi les propositions de la banque néerlandaise, le soutien du développement de coopératives dans le monde est un défi important. Ceci permettrait de garantir des volumes d’achat aux petits producteurs agricoles et des prix minimum.

« Le financement des petites exploitations ne peut être abordé avec une stratégie unique et dépend des caractéristiques de la chaîne d’approvisionnement », estime cependant Rabobank. Autrement dit, à chaque secteur ses spécificités. Mais la banque hollandaise insiste sur le fait que les industriels de l’agroalimentaire, parallèlement à la création de coopératives, aident les petits exploitants à moderniser leurs infrastructures, à s’engager sur des volumes d’achat et à participer à la construction d’entrepôts de stockage.

L’industrie agroalimentaire aurait un intérêt à soutenir les petits exploitants agricoles (ici)

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christine.loran@industrie-agroalimentaire.com

Christine Loran, diplômée en Microbiologie dans les industries agro-alimentaires à l’Université de Aix-Marseille et passionnée d’innovation agroalimentaire, écrit régulièrement pour le compte du site IAA.

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