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Pêche en Méditerranée : Des propositions de protection soumises à l’UE

La pêche en Méditerranée est menacée, une série de mesures s'impose.

Pêcheurs, autorités, syndicats et ONG de l’Union européenne vont tenter de convenir, cet automne, d’une série de mesures pour sauvegarder les littoraux. Ils étudieront notamment les possibilités de contrecarrer la détérioration des zones de pêche en Méditerranée.

Un défi attend le secteur et les acteurs de la pêche en Europe à la rentrée : prendre des mesures concrètes pour inverser la tendance préoccupante de la rarification de certaines espèces de poissons et pour préserver, plus généralement, les zones halieutiques de la Méditerranée. Un document élaboré par le ministère espagnol de l’Agriculture, auquel a pu accéder l’agence de presse spécialisée EFEAgro, a été remis à la Commission européenne. Il contient des propositions rédigées et révisées suite à une série de rencontres entre les différentes parties prenantes – et donc, visions – du secteur.

Le rapport préconise comme objectif principal la formulation d’un plan exceptionnel pour les trois prochaines années (jusqu’en 2019), qui s’articulerait autour de restrictions qui seraient imposées à la pêche aussi bien industrielle que de loisirs. Dans le cas de la pêche récréative, il est suggéré de la restreindre à cinq jours par semaine entre les mois de septembre et mai. En ce qui concerne les pêcheurs professionnels, des mesures d’ordre technique sont avancées, telles que la créations de nouvelles zones de pêche protégées – notamment, dans celles caractérisées par des spécimens non encore adultes unes ou qui concernent des lieux de ponte. Pour les chaluts de fond, les Espagnols préconisent de limiter l’activité à quatre jours par semaine en automne et en hiver, et à cinq jours, au printemps et en été.

Promouvoir aussi une consommation raisonnée

D’autres propositions incluent des aides financières. Elles consistent à appliquer des périodes de suspension de deux mois par an pour la pêche au chalut, au filet et à la palangre, qui seraient compensées par des subventions. Est également conseillé la majoration des barèmes appliqués en cas de cessation d’activité définitive ou d’arrêts maladie des professionnels. La pêche au filet est particulièrement visée par la volonté d’appliquer des quotas quotidiens ou hebdomadaires, voire d’interdire la pêche d’espèces menacées comme le loup de mer, la daurade ou la courbine (maigre) – même si leur capture accidentelle pourrait être autorisée dans une mesure prédéfinie.

Les pêcheurs professionnels ou de loisirs ne sont pas les seuls concernés par cette batterie de propositions. Le rapport encourage par ailleurs la consommation responsable, basée sur la pêche de saison en Méditerranée ou d’une labellisation distincte des produits issus de réserves marines ou de protection spéciale.

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magali.monceau@industrie-agroalimentaire.com

Magali Monceau, titulaire d’un Master en Biologie et Santé – Nutrition Humaine et développement de l’Aliment Santé -, elle est responsable qualité pour un laboratoire à Nantes et chroniqueuse également pour le site IAA.

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