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L’origine du lait et de la viande obligatoirement affichés sur les plats préparés

Origine lait et viande affichés.

Sur les étiquettes des plats préparés, l’origine du lait et de la viande devra être indiquée dès le 1er janvier 2017, annonce Stéphane Le Foll.

En mars, la France annonçait qu’elle avait décidé d’introduire un décret obligeant les entreprises à étiqueter l’origine du lait et de la viande dans les produits transformés. Le ministre français de l’Agriculture Stéphane Le Foll avait déjà déclaré avoir obtenu le feu vert de la Commission européenne. On en sait désormais un peu plus. Cette mesure devrait prendre effet dès le 1er janvier 2017, selon le ministère de l’Agriculture. Une mesure qui ravit les agriculteurs français, ainsi que les associations de consommateurs. En effet, l’industrie laitière européenne connaît une crise sans précédent, en partie provoquée par une surabondance de l’offre qui a gonflé en raison de la décision de l’UE de lever les quotas laitiers l’année dernière. Les partisans de l’étiquetage soutiennent que ce procédé aidera à relancer les prix par la valorisation de la marque et en forçant les entreprises à être plus transparentes sur leurs chaînes d’approvisionnement.

Une hausse des coûts pour les PME de l’agroalimentaire ?

Pour la viande, la précision d’origine du produit définie par le décret s’applique au pays de naissance, d’élevage et d’abattage des animaux. S’agissant du lait, elle concerne le pays de collecte, de conditionnement et de transformation. D’autres pays suivront probablement très prochainement, notamment, l’Italie, le Portugal et la Lituanie qui ont également notifié à la Commission leur volonté de mettre en place une obligation d’étiquetage similaire à celle de la France. Mais du côté de l’industrie agroalimentaire, la mesure est accueillie avec moins de ferveur. Les industriels estiment qu’elle va porter un coup dur au marché et, plus important encore, qu’elle va impliquer des coûts plus importants aux petites entreprises.

« Nous voulons un marché européen et nous voulons une libre-circulation des marchandises au sein de ce marché, c’est la raison pour laquelle nous sommes activement contre cette méthode qui fera reculer nos frontières nationales dans le protectionnisme », a déclaré à ce sujet Hubert Weber, le président européen de la société américaine de snacks Mondelez. Mais la France semble ne pas vouloir faire machine arrière. Et la règlementation est déjà stricte : les distributeurs auront jusqu’au 31 mars 2017 pour écouler les stocks de plats préparés ne précisant pas l’origine des viandes et du lait qu’ils contiennent. Par la suite, tous les plats devront comporter les mentions d’origine des viandes et produits laitiers.

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magali.monceau@industrie-agroalimentaire.com

Magali Monceau, titulaire d’un Master en Biologie et Santé – Nutrition Humaine et développement de l’Aliment Santé -, elle est responsable qualité pour un laboratoire à Nantes et chroniqueuse également pour le site IAA.

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