Page d'accueilA la Une30 % de la nourriture produite finit… à la poubelle

30 % de la nourriture produite finit… à la poubelle

Le gaspillage alimentaire concerne un tiers de la production mondiale.

Alors que la famine gronde un peu partout dans le monde et que la mode est à l’antigaspi, une étude réalisée par Forbes indique que près d’un tiers de la nourriture produite dans le monde finit… à la poubelle.

Alors que plus de 750 millions de personnes ne disposent pas d’assez de nourriture pour se maintenir en bonne santé, Forbes nous apprend que 30 % de la nourriture produite dans le monde entier se perd. Selon le magazine, ce gaspillage essentiellement dû à un problème de logistique — il est coûteux de conserver les aliments frais et de les faire parvenir aux personnes qui en ont le plus besoin —, mais il existe des solutions. L’une d’entre elles a été proposée par Food Cloud, une entreprise sociale qui exploite la puissance de crowdsourcing dans le but de réduire le gaspillage de nourriture.

Tesco, partenaire de la lutte antigaspi

Cette entreprise a fait les unes des journaux récemment grâce à un partenariat avec Tesco, le plus grand vendeur alimentaire du Royaume-Uni. Le principe est simple : Food Cloud agit comme une plateforme de liaison entre les revendeurs alimentaires qui ont un excédent de stock et les organismes de bienfaisance qui ont les équipements nécessaires pour fournir l’aide alimentaire à ceux qui en ont besoin. Bien sûr, aussi simple parait-il, un concept pareil nécessite malgré tout une technologie assez avancée, du moins, si on veut qu’il soit efficace à l’échelle mondiale. Au Royaume-Uni en tout cas, les plans sont en cours pour faire fonctionner le système dans 1 000 magasins Tesco d’ici la fin de l’année.

Le cofondateur de Food Cloud, Iseult Ward, explique : « Ce qui nous différencie de beaucoup d’organisations traditionnelles de redistribution de surplus alimentaire c’est notre approche unique d’analyse de données. » Il ajoute : « Nous sommes en mesure de recueillir toutes sortes de données sur l’ensemble de dons de nourriture et sur les organisations qui les reçoivent, ce qui nous permet de faire d’assurer le plein approvisionnement et de mesurer la performance des magasins et des organismes de bienfaisance. »

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christine.loran@industrie-agroalimentaire.com

Christine Loran, diplômée en Microbiologie dans les industries agro-alimentaires à l’Université de Aix-Marseille et passionnée d’innovation agroalimentaire, écrit régulièrement pour le compte du site IAA.

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