HomeA la UnePour Noël, la filière foie gras ne sera pas à la fête

Pour Noël, la filière foie gras ne sera pas à la fête

Foie gras et grippe aviaire.

La production de foie gras est en recul à cause de la grippe aviaire. Pour Noël, les prix du foie gras vont grimper et l’offre sera sans doute limitée.

L’année dernière, au moment des fêtes, la filière foie gras annonçait que les prix de ce mets très recherché allait augmenter de 15 à 20 %. La faute notamment à la grippe aviaire qui s’était invitée pour Noël en France. Si bien que se posait la question d’un Noël sans foie gras. Depuis 2014, la filière foie gras est confrontée à de graves difficultés qui la mettent en péril. Ce marché en crise n’a pas pu se redresser depuis plusieurs années et 2017 ne devrait pas faire exception à la règle. Bien qu’il soit toujours un des incontournables des fêtes — 90 % des Français déclarent servir du foie gras lors du réveillon —, le foie gras devrait être moins présent sur les tables de Noël cette année après un deuxième épisode de grippe aviaire qui a particulièrement fragilisé le secteur.

Une chute de la production estimée à 44 %

En se rendant dans les allées du marché international de Rungis, L’Usine Nouvelle s’est rendu compte de la pénurie qui guette. Une pénurie qui devrait provoquer une hausse des prix. En effet, cette année, le foie gras se vendra 10 à 30 % plus cher que d’habitude. « Normalement, on reçoit 200 à 250 colis par jour de nos producteurs. En ce moment, c’est seulement 120 colis par semaine », indique au magazine  Bruno Courillon, président de la société Eurovolailles et spécialiste de l’ agro alimentaire . Tous les commerçants s’accordent à  dire que les stocks sont bien maigres en ce mois de décembre. Il faut dire que certains exploitants ont dû cesser leur activité  quasiment pendant la totalité de l’année. Il faudra, pour certains français, envisager de réveillonner avec d’autres produits.  Forcément, les produits de la mer sont en tête de liste , les français étant également friands de saumon et de coquilles Saint-Jacques, dont l’offre devrait être supérieure à la demande et les prix plus bas qu’à l’accoutumée. De quoi pallier à la chute de production de foie gras estimée à 44 %. Outre le saumon et la Saint-Jacques, l’escargot a également la côte, tout comme la truffe espagnole.  Comme pour le foie gras, les Français verront le prix de la truffe française grimper en flèche, cette fois à cause de la sécheresse qui a touchée le Sud-Est.

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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