Page d'accueilA la UnePour Nestlé, montrer l’envers de son décor dégouterait le consommateur

Pour Nestlé, montrer l’envers de son décor dégouterait le consommateur

Herta, des secrets de fabrication bien gardés.

Ce 13 septembre, « Cash Investigation » pénètre dans les coulisses de Nestlé. Le géant de l’agroalimentaire a ouvert ses portes aux caméras de France 2, tout en gardant une part de mystère.

En juin dernier, le magazine 60 Millions de consommateurs tentait de faire la lumière sur les mensonges et les vérités des industriels de l’agroalimentaire. A l’époque, le numéro du magazine promettait de nous emmener « dans les coulisses de la tambouille des industriels et de la restauration rapide. » Mais les lecteurs avaient rapidement déchanté en apprenant que, comme l’indiquait la journaliste à l’origine de l’enquête, « quand on veut gratter, c’est très difficile. » Car McDonald’s et Fleury Michon avaient, par exemple, refusé d’ouvrir leurs portes pour que les journalistes puissent vérifier « comment était fabriqué (le) jambon rôti à la broche » de ce dernier.

« Il ne faut pas filmer les usines, parce que ce n’est pas beau »

Pour cette rentrée, d’autres journalistes tentent également d’en savoir un peu plus sur les coulisses de l’agroalimentaire. Ce mardi 13 septembre, l’équipe de « Cash Investigation » a demandé à Nestlé de pouvoir filmer ce qu’il se passe dans ses usines, notamment l’unité de production Herta. Si la direction de la communication de Nestlé a accepté de recevoir Elise Lucet, pas question pour cette dernière de mettre un seul pied dans l’une des usines du groupe avec son équipe. « Il ne faut pas filmer les usines, parce que ce n’est pas beau », résume la directrice de la communication, qui a cependant proposé à « Cash Investigation » de visiter les usines… sans leur caméra.

« Vous emmenez pour les montrer, oui, mais pas pour les filmer », explique la directrice de la communication de Nestlé, qui assure que « la dimension industrielle dégoûte le consommateur. » Certes, nuance-t-elle, « on ne veut rien cacher », mais pour une question d’esthétique, les caméras de France 2 ne sont pas les bienvenues. « Ce n’est pas joli, ça ne fait pas ‘cuisine de chez nous’ », résume la responsable du groupe aux 85 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Elise Lucet déplore donc le fait que derrière l’étiquetage du jambon « moulé à la louche » ou « avec moins 25 % de sel », on ne puisse pas montrer aux téléspectateurs les chaînes de production. Le « Cash Investigation » consacré à l’industrie agroalimentaire est à découvrir ce 13 septembre à 20h55 sur France 2.


Cash Investigation. Neslé ouvre ses portes

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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