Page d'accueilA la UneMaggi : Nestlé enclenche sa bataille contre le sel

Maggi : Nestlé enclenche sa bataille contre le sel

Maggi

La multinationale agroalimentaire suisse entreprend de réduire d’ici 2020 la teneur en sel dans sa gamme d’aide culinaire Maggi.

Faire la différence en cuisinant avec Maggi, c’est l’objectif que s’est lancé la firme pour améliorer la santé de ses consommateurs. Une amélioration qui passe par l’utilisation dans ses préparations d’ingrédients plus familiers et en phase avec leurs attentes. «Les attentes des consommateurs changent. Ils réclament des produits faits avec des ingrédients familiers et simples, un minimum de transformation naturelle ou bio, et idéalement fabriqués localement », a expliqué la semaine dernière Dominique Allier, Business Executive Officer Culinaires chez Nestlé Afrique Centrale et de l’Ouest, au cours d’un forum dédié aux défis nutritionnels à Dakar.

Légumes, herbes et épices seront ainsi privilégiés dans les préparations pour sauces, les nouilles instantanées et les bouillons cubes, avec notamment une révision importante de leurs profils nutritionnels. Un taux de sel et de sodium réduits jusqu’à 22 % concernant les bouillons cubes, avec renforcement de leur teneur en fer. Plus largement, Nestlé s’engage à réduire le sucre de 5 % et le sel de 10 % dans l’ensemble de ses produits. Des mesures annoncées dans un contexte de prévention mondiale, qui prennent en compte les recommandations de l’OMS. Plusieurs grands groupes agroalimentaires ont démontré leur détermination à réduire les taux de sel, sucres et matières grasses dans leurs productions.

L’OMS tire la sonnette d’alarme

Ces engagements sociaux et nutritionnels visent à encourager les populations dans leurs actions de lutte contre les risques liés aux maladies cardiovasculaires, une lutte qui passe surtout par la diminution de l’apport journalier en sel. Quand on sait que la population planétaire consomme 9 à 12 grammes par jour en moyenne, soit deux fois l’apport maximum préconisé par l’OMS, les chiffres ont de quoi inquiéter. Les indicateurs dévoilent que la plupart des individus consomment trop de sel, alors que les recommandations de l’OMS stipulent qu’une consommation journalière ne doit pas excéder 5 grames par adulte, soit l’équivalent d’une cuillère à café de sel par jour. C’est dans ce cadre que les états membres de l’OMS ont entrepris de diminuer de 30 % la consommation de sel de la population mondiale d’ici 2025. Fait révélateur : dans la zone européenne, 70 à 75 % de la teneur en sel consommé est dissimulée dans la nourriture industrielle, et 25 à 30 % de la quantité restante est ajoutée lors des repas.

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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