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Lorina, un succès mondial

Limonade Lorina France.

Innovation. Avec son image un peu vieillotte en France, les ventes de Lorina ont stagné. Mais depuis quelque temps, le succès est au rendez-vous, notamment aux Etats-Unis.

C’est un petit goût de tour Eiffel et de la Seine que l’on retrouve dans son verre lorsqu’on se balade du côté de New York. Outre-Atlantique, la marque Lorina s’est développée. Et pas seulement là-bas : en Asie, en Europe de l’Est ou en Scandinavie, Lorina s’exporte par caisses entières. Un succès qui n’était pourtant pas dessiné… Car, créée en 1895, la limonade Lorina était plutôt destinée à s’arrêter un siècle plus tard. En 1995, Yves Kesseler, le propriétaire de Geyer Frères, qui produit Lorina, estime que la production de la limonade centenaire pourrait doubler. Mais il n’a pas la force de franchir le cap, d’autant que le dirigeant affirme ne pas avoir pris de vacances depuis cinq ans. Yves Kesseler n’a donc pas tenté d’étendre son réseau de distribution, lui qui vend déjà 600 000 litres de sa limonade chaque année.

Lorina, exemple de « rétro-innovation »

Jean-Pierre Barjon décide d’entrer en contact avec Yves Kesseler, qui décide de remettre au goût du jour Lorina. Lionel Poilâne lui conseille de faire de la « rétro-innovation », c’est-à-dire de relancer la production en grande quantité d’un produit connu mais devenu introuvable dans les rayons de supermarchés. Depuis, Lorina s’est exportée au-delà des frontières françaises : « A l’étranger, il s’agit d’une marque adulte de soft drink », résume Jean-Pierre Barjon. Le succès est largement au rendez-vous outre-Atlantique : « Lorina, qui combine côté vintage, style français et esthétique bien marquée, y est vu comme un produit récompense, une alternative à l’alcool dans les fêtes. Acheter le produit représente déjà pour les Américains un petit voyage », explique la communicante Sabine Keinborg.

Et côté chiffres aussi, le succès est au rendez-vous : en seulement vingt ans, Lorina a multiplié son chiffre d’affaires par… 400 ! Avec 37 millions d’euros en 2015, voire 40 millions pour 2016 selon les objectifs d’Yves Kesseler, la boisson continue également à revenir en force dans les rayons français, où elle enregistre une croissance de 12 % par an. Le propriétaire de la marque veut répondre à une attente française, une attente qui rime avec naturel et qualité : « Les Français sont sensibles aux engagements de qualité », explique Sabine Keinborg, qui souligne également l’utilisation de la bouteille en verre, plus éco-friendly que le plastique. Les dirigeants de Lorina se sont également lancés dans l’innovation en proposant de nouveaux produits, comme le mojito, la limonade à la fraise ou le goût tropical, pour « recruter de nouveaux consommateurs » et plaire à une clientèle plus jeune et plus féminine.

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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