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Les agriculteurs bio attendent des gestes de la part de l’Etat

Le vin bio, meilleur qu'il n'y paraît.

L’Agence Bio s’est félicitée de la hausse de la culture du bio en France mais attend de l’Etat qu’il s’engage pour atteindre les objectifs fixés pour 2022.

Troisième marché mondial du bio, avec 7 % du marché planétaire, la France connaît une croissance rapide dans ce secteur. Si bien que, en 2017, la surface agricole cultivée en bio a connu une hausse de 15 % dans l’Hexagone. Une augmentation considérable mais qui ne suffit pas : à un rythme aussi peu élevé, la France va devoir importer des aliments bio, selon la Coface. L’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique, l’Agence Bio, estime qu’il y a « un engouement de toutes parts pour le bio, aussi bien du côté des consommateurs que des agriculteurs. » Le pays compte près de 37 000 producteurs bio qui cultivent 1,77 millions d’hectares. Cette « croissance forte » vient confirmer l’objectif du gouvernement « de faire que 15 % de la surface agricole cultivable du pays soit bio en 2022. » Un objectif « atteignable », selon Florent Guhl, le président de l’agence. Mais ce dernier attend des gages de la part de l’Etat : « Il faut continuer d’aider les agriculteurs souhaitant opérer une transition vers le bio », estime le patron de l’Agence Bio, qui attend le plan bio qui doit être annoncé lors du Salon de l’Agriculture. « Si l’effort budgétaire est au rendez-vous, il est possible que les objectifs du gouvernement soient atteignables », assure Florent Guhl. En attendant, l’Agence Bio étudie les tendances actuelles dans le bio : les régions jusqu’à aujourd’hui peu développées dans ce secteur continuent leur développement rapidement. Quant aux régions championnes du bio — Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, elles confirment leur mainmise sur ce marché. « Le phénomène du bio dans les régions devrait continuer de s’accroître dans les années à venir », assure Florent Guhl, qui se félicite du faible nombre d’agriculteurs qui se désengagent du bio : 3,2 % en 2017, « principalement des départs en retraite », selon l’Agence Bio. Cette dernière remarque enfin que les entreprises de transformation et de distribution se sont elles aussi de plus en plus engagées dans le bio. De quoi espérer une croissance encore plus marquée en 2018.

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magali.monceau@industrie-agroalimentaire.com

Magali Monceau, titulaire d’un Master en Biologie et Santé – Nutrition Humaine et développement de l’Aliment Santé -, elle est responsable qualité pour un laboratoire à Nantes et chroniqueuse également pour le site IAA.

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