HomeA la UneLe grignotage, de plus en plus fréquent, toujours aussi dangereux

Le grignotage, de plus en plus fréquent, toujours aussi dangereux

La taxe obésité refusée par le gouvernement.

Les Français grignotent toujours un peu plus, selon une enquête du Crédoc : plus d’un Français sur trois reconnaît consommer au moins un en-cas tous les jours.

Le grignotage fait des ravages, ce n’est un secret pour personne : il est dangereux pour la santé, provoquant diabètes, obésité et des cas de maladie du foie gras non alcoolique. « Manger des biscuits sucrés, un jus de fruit à 10 ou 11 heures après le petit-déjeuner a des effets très néfastes », explique Corinne Cheval, nutritionniste, au Parisien. Pour la nutritionniste, grignoter n’est pas totalement interdit… « Il n’y a aucun problème à snacker pour le plaisir ponctuellement, en choisissant d’abord des produits des produits frais, de qualité, des ingrédients complets et pauvres en sucres rapides. Mais au quotidien et de façon normalisée, je dis non », nuance-t-elle.

35 % des Français grignotent deux à trois fois par semaine

Malgré les nombreuses études sur le sujet, les campagnes de sensibilisation et les avertissements dans les publicités pour les produits gras ou sucrés, les Français ont tendance à n’en faire qu’à leur tête : plus d’un tiers des Français avouent en effet manger hors des repas. C’est ce que révèle une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) pour le géant de l’agroalimentaire Mondelez International. Ces 38 % de Français qui grignotent sont bien plus nombreux qu’en 2010, où ils n’étaient que 20 à 30 % selon les différentes études. Pire, 35 % des personnes interrogées indiquent grignoter hors des repas au moins deux fois par semaine.

Les petits-déjeuners pas assez pris au sérieux ?

Mais pour le Crédoc, la situation en France n’est pas aussi grave que chez certains de ses voisins. « Contrairement aux Anglo-Saxons, pour qui le snacking tout au long de la journée est devenu le principal mode d’alimentation, les Français ne délaissent pas pour autant les repas traditionnels à table qui sont autant de moments de convivialité », raconte ainsi Thibaut de Saint Pol, sociologue à l’Ecole normale supérieure Paris-Saclay, toujours au Parisien. Car si les Français grignotent, c’est avant tout par plaisir, que ce soit pour le goûter ou pour un apéritif. Cependant, il ne faut pas prendre les chiffres du Crédoc à la légère : un tiers des Français, par exemple, grignote au lieu de prendre un vrai petit-déjeuner.

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magali.monceau@industrie-agroalimentaire.com

Magali Monceau, titulaire d’un Master en Biologie et Santé – Nutrition Humaine et développement de l’Aliment Santé -, elle est responsable qualité pour un laboratoire à Nantes et chroniqueuse également pour le site IAA.

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