HomeA la UneL’Ania dénonce une étude faisant un lien entre cancer et plats industriels

L’Ania dénonce une étude faisant un lien entre cancer et plats industriels

Origine lait et viande affichés.

Suite à la publication d’une étude française indiquant que la consommation de plats préparés industriels augmentait les risques de cancer, l’Ania est montée au créneau.

L’étude a fait grand bruit : il y a quelques jours, un document indiquait que « la consommation d’aliments ultra-transformés a été associée avec un risque global plus élevé de cancer » (accru de 6 à 18 %) « et de cancer du sein » (accru de 2 à 22 %). Cette étude scientifique, publiée jeudi dernier par NutriNet-Santé, montrait donc la nocivité des plats ultratransformés industriels après avoir étudié le cas de plus de 100 000 personnes. Mais ces résultats n’ont pas du tout plu à  l’Association nationale des industries agroalimentaires, qui indique que celle-ci ne repose sur aucun fondement scientifique. « Il n’y a jamais eu d’étude scientifique qui a démontré » ces conclusions, assure Catherine Chapalain, directrice générale de l’Ania, sur RTL.

Des réserves apportées par les scientifiques

Selon l’Association nationale des industries agroalimentaires, cette étude signée NutriNet-Santé « n’est pas une étude scientifique » et le « lien de causalité n’est pas démontré. » Cependant, la directrice de l’association ne ferme pas totalement la porte à un éventuel risque. « C’est une première observation qu’il faudra certainement creuser, à partir d’un questionnaire qui est diffusé sur internet sur la base du déclaratif », tempère Catherine Chapalain, qui rappelle toutefois que « des réserves ont été apportées tout de suite par des scientifiques, par les auteurs de cette étude, mais aussi par le journal scientifique qui l’a publié. » Pas de quoi s’inquiéter, donc, selon l’Ania qui rappelle que la transformation des plats est un « principe de la cuisine. »

Pas de problème avec les additifs

L’Ania, sur RTL, veut donc mettre les choses au clair : d’une part, indique sa directrice, « ce n’est pas du tout démontré dans l’étude qu’il y a un problème avec les additifs. » D’autre part, insiste-t-elle, « manger des aliments transformés ne nous donne pas le cancer. Le lien de causalité n’est pas démontré entre la consommation d’aliments transformés et la maladie et certains scientifiques ont mis en avant le fait qu’il s’agit d’une simple extrapolation et qu’on n’a pas pris en compte des facteurs de risques qui sont avérés comme le tabagisme et la sédentarité. » La patronne de l’Ania en profite pour rejeter la faute sur… l’étiquetage. « S’intéresser à son alimentation c’est aussi lire les étiquettes », même si « lire les étiquettes est compliqué. (…) Il faudrait sans doute travailler sur une simplification de l’étiquetage. »

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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