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L’Italie veut aussi mettre fin au gaspillage alimentaire

L'Italie s'attaque au gaspillage alimentaire

Environnement. L’Italie vient d’adopter une série de mesures destinées à réduire la quantité impressionnante de gaspillage alimentaire chaque année, estimée à cinq millions de tonnes.

Avec 181 voix pour, deux contre et seize abstentions, la loi visant à diminuer de 20%  le gaspillage  alimentaire généré chaque année (soit un million de tonnes sur un total de cinq millions) vient finalement d’être approuvée par les sénateurs italiens. Et le gaspillage est tout autant économique. Les entreprises et les ménages italiens gaspillent l’équivalent de plus de douze milliards d’euros par an. Ce qui représente plus d’1% du PIB du pays. Ce problème n’est bien entendu pas restreint à nos voisins transalpins. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime en effet qu’un tiers de la nourriture produite dans le monde est gaspillée ; un taux qui s’élève à 40% en Europe. « Les quantités d’aliments actuellement gaspillées en Europe pourrait nourrir 200 millions de personnes », précise la FAO.

Ce n’est pas la première fois que l’Italie prend officiellement position dans ce domaine. Il y a trois mois, le tribunal de cassation avait statué sur le fait que voler une petite quantité d’aliments pour assouvir sa faim n’était « pas un crime ». La nouvelle loi autorise et simplifie désormais les dons de nourriture. Les entreprises ne seront plus sanctionnées pour donner les produits dont la date de consommation est dépassée et paieront moins de taxes, proportionnellement aux quantités effectivement données. Les agriculteurs pourront quant à eux écouler leur récolte invendue auprès d’organisations caritatives sans encourir de coût supplémentaire.

Une loi qui encourage toutes formes d’économies alimentaires

Jusqu’à présent, les lois étaient très sévères pour les contrevenants concernant la diffusion de produits périmés – même s’ils restaient propres à la consommation – et des procédures particulièrement complexes encadraient le don d’aliments, la garantie de leur innocuité et de leur traçabilité. Autant d’obstacles dorénavant levés.

La généralisation des « doggy bags » est également encouragée. Assez répandue ailleurs dans le monde, cette habitude qui consiste pour les restaurateurs à récupérer et à remettre à leurs clients les restes de leur repas n’est pas culturellement ancrée en Italie. Une expérimentation pilote menée avec succès va être appliquée au niveau national, soutenue par une campagne de sensibilisation budgétisée à un million d’euros.

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christine.loran@industrie-agroalimentaire.com

Christine Loran, diplômée en Microbiologie dans les industries agro-alimentaires à l’Université de Aix-Marseille et passionnée d’innovation agroalimentaire, écrit régulièrement pour le compte du site IAA.

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