HomeA la UneIntermarché décide de mettre fin aux promotions à -70 %

Intermarché décide de mettre fin aux promotions à -70 %

Sommé par le gouvernement de mettre fin à ses rabais hors-normes, Intermarché a annoncé la fin de ses opérations à -70 % et s’explique sur les émeutes provoquées par la baisse du prix du Nutella.

Interrogé par le Journal du Dimanche, Thierry Cotillard, président d’Intermarché, est revenu sur les promotions proposées par l’enseigne de grande distribution. Le mois dernier, un rabais de 70 % avait été décrété sur les pots de Nutella, provoquant des scènes de quasi émeutes. Quelques jours plus tard, Intermarché avait réitéré son opération pour des couches-culottes. Les images avaient largement tourné sur les réseaux sociaux et même le gouvernement, via le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, avait demandé à Intermarché de cesser ces opérations. « Nous continuerons à proposer de bonnes affaires à nos clients pour certains produits de grande consommation non agricoles ou fortement transformés », a tenu à répondre le patron d’Intermarché. Dans le JDD, le président de l’enseigne s’explique pour la première fois. Il a estimé que la « promotion exceptionnelle » proposée sur le Nutella « s’inscrit dans notre volonté de répondre aux attentes des consommateurs en matière de pouvoir d’achat, comme toujours depuis notre création en 1969. » Le patron de l’enseigne assure que Ferrero n’était pas à l’origine de l’opération et que c’est Intermarché qui « a fixé le prix de vente. »

Le président d’Intermarché à tenu à montrer que, en attendant le vote d’un projet de loi sur les prix, son enseigne était « dans une période de transition, en attendant le nouveau dispositif législatif issus des Etats généraux de l’alimentation. » Ces campagnes de rabais, ajoute le patron d’Intermarché, « les consommateurs le souhaitent. Certains grands industriels aussi, leur modèle économique étant construit sur les volumes. » Il prévient donc qu’il fera de nouveaux des opérations similaires, même si ces dernières ne seront pas de telle ampleur. Intermarché, poursuit Thierry Cotillard, est « dans l’obligation de les arrêter » mais continuera à proposer des ristournes. « Notre priorité est de répondre à une double attente, celle du consommateur comme celle des agriculteurs, conclut le patron d’Intermarché. Le consommateur est prêt à payer plus cher certains produits issus d’une agriculture plus durable et moins productiviste, comme le bio. Pour cela, il va chercher des économies sur des produits transformés banalisés, pour limiter, par un jeu à somme nulle, le montant de son panier moyen. La compétitivité prix reste un impératif. »

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christine.loran@industrie-agroalimentaire.com

Christine Loran, diplômée en Microbiologie dans les industries agro-alimentaires à l’Université de Aix-Marseille et passionnée d’innovation agroalimentaire, écrit régulièrement pour le compte du site IAA.

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