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« Gueules cassées » : la marque anti-gaspi

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[quote]ConsoDans le monde, chaque année, 40% de la production alimentaire ne voit pas un estomac. En France, ce sont 17 millions de tonnes de produits comestibles qui sont jetés parce qu’il sont moches. Des milliers de tonnes de légumes cabossés et de fruits aux couleurs pâlichonnes reposent dans la poubelle: abricots déformés, tomates biscornues, cerises à peine fendues …[/quote]

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Pourtant de bonne qualité, certains fruits et légumes sont systématiquement écartés pour défauts de forme, couleur ou aspect. C’est parce qu’ils sont moches qu’ils n’ont pas de débouchés valorisants ce qui laisse libre cours au gaspillage alimentaire. Ce phénomène a suscité l’intérêt de certains activistes et les a poussé à se mobiliser pour faire en sorte que ces produits soient de nouveau proposés à la vente.

« Moches mais bons » : Non au gaspillage !

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Les initiatives anti-gaspi se sont multipliées ces dernières années. On peut mentionner à cet égard : l’application CheckFood et l’initiative mondiale Save Food. Maintenant, c’est un petit autocollant qui se distingue. C’est le sticker rouge des « Gueules cassées » représentant une pomme édentée. Les produits estampillés sont ainsi déclassés pour cause esthétique et vendus 30% moins cher. A l’origine de cette initiative, on trouve un avignonnais qui s’appelle Nicolas Chabanne. Ce dernier est surpris du succès franc qui était au rendez-vous pour ses « Gueules cassées ».

Au début, c’était un pari : lancer une marque à part entière pour les produits alimentaires bons mais pas trop esthétiques. Chabanne a relevé le challenge et a commencé par deux catégories de produits: des fromages aux rebords un peu irréguliers mais aussi des céréales. Ces dernières ne rentraient pas dans la norme à quelques millimètres près. « Ces « gueules cassées » ne doivent plus être écartées des circuits de distributions. Ensemble nous allons leur redonner la place qu’elles méritent dans nos rayons. » : c’est l’engagement affiché sur le site dédié à cette initiative. La mobilisation a été saluée dans le milieu associatif. « Une marque spécifique pour commercialiser les rebuts ? Ça peut marcher, ça va marcher, même », affirme Xavier Hua, le délégué général d’ECR, une association qui regroupe des industriels et des distributeurs.


Gueules cassées : moches mais bons (ici et là )

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christine.loran@industrie-agroalimentaire.com

Christine Loran, diplômée en Microbiologie dans les industries agro-alimentaires à l’Université de Aix-Marseille et passionnée d’innovation agroalimentaire, écrit régulièrement pour le compte du site IAA.

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