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La filière agroalimentaire veut simplifier l’apprentissage

Confectionery factory on production cookie

Statut hybride, manque de stratégie, contrats compliqués… Les acteurs de la filière agroalimentaire ont discuté des problèmes de l’apprentissage et proposé des solutions.

Recruter est de plus en plus difficile pour les entreprises de l’agroalimentaire. Alors, les acteurs du secteurs tentent de trouver des solutions et d’alerter le gouvernement. Ce mardi, lors d’une rencontre sur le thème de l’alternance, 150 entreprises bretonnes étaient réunies avec un objectif : proposer des solutions pour l’apprentissage et transmettre, au ministère du Travail, une liste de recommandations pour les aider à trouver de la main-d’œuvre qualifiée. La crise des vocations touche en effet la filière agroalimentaire et les 150 chefs d’entreprises estiment que le salut pourrait passer par l’apprentissage. Cité par Ouest-France, Christophe Batoge, ambassadeur apprentissage, estime que l’apprentissage est en effet « le meilleur moyen d’intégration dans l’entreprise. Les alternants peuvent être autonomes, bien intégrés dans leur collectif de travail. Cela permet de développer une politique de transmission des compétences entre générations et aménager les fins de carrières en proposant aux anciens d’être tuteurs des plus jeunes. »

« Il faut un contrat unique, simple, souple, adaptable »

Tout le monde semble donc être unanime sur ce postulat. Mais des problèmes demeurent, parmi lesquels la complexité de l’apprentissage qui peut être un vrai frein dans le recrutement. « Il faut simplifier l’alternance, explique ainsi Christophe Batoge. Aujourd’hui, deux contrats très différents cohabitent : le contrat d’apprentissage et le contrat pro. Il faut un contrat unique, simple, souple, adaptable à l’entreprise dans sa durée et son contenu. » Mais c’est loin d’être tout. Selon l’ambassadeur apprentissage, « il faut aussi mener des actions sur l’orientation : il est rare que les jeunes qui sortent du secondaire soient orientés vers l’alternance. » Selon lui, « c’est sans doute dû à une méconnaissance de la part des professeurs. » L’offre de formations est « illisible » ajoute Christophe Batoge qui estime que les choses sont faites à l’envers : « On ouvre des formations en se demandant ensuite si les entreprises sont intéressées. Il faut faire l’inverse et positionner les formations au coeur des entreprises. » Le ministère du Travail devrait rapidement recevoir les recommandations des entreprises bretonnes et pourrait plancher sur des propositions à l’horizon mi-2018.

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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