Page d'accueilA la UneEspagne vs. Languedoc : la guerre des vins de table

Espagne vs. Languedoc : la guerre des vins de table

cubitainers vin

[quote]Vin. Les Espagnols trustent, depuis quelques années, le marché des vins de table. Notamment grâce à des prix extrêmement compétitifs.[/quote]

cubitainers vin

Les tarifs vont du simple au double… Alors que le vin de table espagnol coûte 35 euros l’hectolitre, le vin du Languedoc s’élève, de son côté, à 70 euros. Une différence de prix qui déséquilibre le marché. La part des vins espagnols importés en France s’élève aujourd’hui à 75 %, contre 60 % il y a cinq ans. Pourtant, les producteurs de vins languedociens ne connaissent pas la crise : « Nous exportons 270 millions d’hectolitres de Pays d’Oc et je peux vous assurer que ça se voit sur les marchés où nous sommes présents », se réjouit Jacques Gravegeal, président de la puissante Interprofession des Pays d’Oc. Mais finalement, cette quantité ne représente que la moitié des volumes de vin espagnol…

Une règlement laxiste concernant les fontaines à vin

De quoi énerver les viticulteurs, qui se demandent à quoi peut être due une telle différence de prix. « Malgré les différences entre les deux pays, que ce soit au plan des charges ou de la réglementation, on ne comprend pas comment ils peuvent être 40 euros moins cher que nous, et surtout pourquoi ils n’essaient pas d’augmenter un peu leurs prix », demande Boris Calmette, président de la Confédération des coopératives vinicoles de France (CCVF). Selon les Espagnols, la baisse des prix serait « conjoncturelle. » Les autorités française de contrôle vont tenter de vérifier l’origine des produits espagnols, puisque des producteurs assurent que les raisons proviendraient de l’extérieur de l’Union européenne.

Selon les experts, ce succès espagnol serait dû en grande partie à la recrudescence de fontaines à vin, qui ont envahi les rayons des supermarchés. Les fontaines à vin représentent aujourd’hui 350 millions de litres par an. Les producteurs regrettent que les supermarchés, comme c’est le cas pour les bouteilles, ne classent pas les fontaines à vin selon leur provenance. « Il n’y a pas de texte qui régit précisément la présentation des produits dans les linéaires, si ce n’est que cette présentation ne doit pas donner lieu à confusion », rappellent les autorités. La filière attend du ministère de l’Agriculture qu’il rende la réglementation plus contraignante, pour mieux orienter les consommateurs vers les vins français.

Les articles dans la même thématique

SUIVEZ-NOUS SUR:

stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

Noter cet article: