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Les entreprises de l’agroalimentaire doivent-elles écouter les ONG ?

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[quote]Economie. Faut-il écouter les ONG et répondre à leurs exigences lorsqu’on est une entreprise agroalimentaire ? Telle est la question posée par Jérôme Auriac, directeur du cabinet Be-linked.[/quote]

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Lorsque les ONG notent les multinationales de l’agroalimentaire, quand elles dénoncent les méthodes de Nestlé ou qu’elles soulèvent la question de l’utilisation des pesticides pour augmenter la rentabilité, les industriels les écoutent-ils ? Oxfam, Greenpeace, WWF… Les organisations non gouvernementales ne cessent de mettre leur nez dans l’agroalimentaire et de dénoncer l’impact de ce secteur sur l’environnement, sur la santé ou sur les conditions des salariés. Dans Les Echos, le fondateur et directeur du cabinet Be-linked, Jérôme Auriac, spécialiste de la question des ONG, demande si les entreprises doivent répondre publiquement aux attaques de celles-ci.

L’écoute pour progressions technologiquement et socialement

Jérôme Auriac remarque que les méthodes de communication des ONG sont « efficaces. » Mais, écrit-il, « lorsque l’on s’intéresse au fond du sujet, le phénomène est un peu plus complexe. » En effet, l’influence des organisations non gouvernementales sur les sociétés n’est pas forcément visible. Cependant, le fondateur de Be-linked demande « comment faire de ces critiques ouvertes un levier de progrès sans passer pour un leader sans convictions ou pire un réactionnaire qui n’a rien compris la façon dont le monde à évolué. » Autrement dit, les entreprises devraient prendre en compte les remarques des ONG, qui ont une expertise généralement reconnue.

S’il est important pour une société de prendre en compte les attaques des ONG, ne serait-ce que dans un souci d’image, Jérôme Auriac assure que cela permet également aux multinationales d’« ouvrir leurs perspectives » et d’emprunter « de nouveaux chemins de développement permettant de concilier de façon tangible et à une échelle crédible des modèles intégrant certains des points de vue des ONG. » L’expert estime qu’écouter les ONG permettrait de revoir « les modèles actuels, pas seulement sous l’angle du progrès technologique, mais aussi, et surtout sous l’angle du progrès social. »

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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