HomeActualitésEconomieLes éleveurs s’inquiètent de la possible revente de Doux

Les éleveurs s’inquiètent de la possible revente de Doux

Alors qu’un groupe ukrainien espère racheter le volailler Doux, le site de Chantonnay pourrait bien fermer. De quoi inquiéter les éleveurs et les salariés.

La fermeture serait dans les tuyaux. Les près de 300 salariés qui travaillent chaque jour dans l’abattoir Doux de Chantonnay, en Vendée, pourraient bien trouver prochainement porte close. Mais ils ne sont pas les seuls à être inquiets : 75 aviculteurs des Pays de la Loire, qui sont sous contrat avec Doux, risquent également gros. Qu’en est-il vraiment ? Terrena, qui a acquis le volailler il y a quelques mois maintenant, a fixé au 31 mars la limite de renflouement de la trésorerie de sa filiale poulet export. Cette dernière, déficitaire de 35 millions d’euros par an, est une épine dans le pied de la coopérative.

Du coup, plusieurs investisseurs tapent à la porte de Terrena pour tenter de s’offrir le groupe volailler. L’industriel ukrainien MHP a déposé une offre de reprise de Doux. Mais le site de Chantonnay n’est pas concerné. Une offre qui sera examinée demain au siège de Châteaulin, dans le Finistère. Offre ukrainienne ou non, les salariés du site vendéen sont inquiets : ils sont près de 150 en contrat à durée indéterminée, une vingtaine à durée déterminée et plus de 120 intérimaires. La fermeture de Chantonnay serait donc une mauvaise nouvelle pour l’économie locale qui abat et congèle quotidiennement 200 000 poulets, majoritairement exportés dans le Golfe.

Quant aux éleveurs, ils ont anticipé la fermeture. A Ouest-France, le président de l’association des producteurs Doux de Chantonnay explique : « Nous nous battons pour sauver notre peau. On s’est retroussé les manches, on a gagné en productivité, on est capable de sortir 8,5 lots de poulets par an. » Le volailler s’inquiète que le groupe veuille « défaire tout ça. » Les salariés de Chantonnay et les dirigeants de Terrena discutent donc. Les éleveurs, eux, cherchent un nouvel industriel à qui vendre leurs poulets. Ils aimeraient que Terrena rachètent leur contrat. Quoi qu’il en soit, ils iront « au plus offrant. » Si offre il y a.

FOLLOW US ON:

bellmady44@gmail.com

Rate This Article: