Page d'accueilA la UneLe doggy bag, une arme antigaspi qui a du mal à émerger

Le doggy bag, une arme antigaspi qui a du mal à émerger

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[quote]Save-Food. Outre la grande distribution, Ségolène Royal veut sensibiliser les restaurateurs à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Le doggy bag pourrait être la solution.[/quote]

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Alors qu’il cartonne dans les pays anglo-saxons – aux Etats-Unis et au Royaume-Uni notamment –, le doggy bag peine à émerger en France. Pourtant, la ministre de l’Environnement aimerait certainement que cet emballage qui permet d’emporter les restes de ses repas commandés au restaurant connaisse un succès grandissant. Car si Ségolène Royal veut réguler le gaspillage alimentaire dans les supermarchés, elle n’oublie pas que la restauration représenterait à elle seule 15 % des 7 millions de tonnes mises à la poubelle chaque année.

90 % des Français y sont favorables

Mais le doggy bag laisse encore de nombreux restaurateurs réticents. La faute aux risques sanitaires liés à la conservation des aliments. « Si demain, (les clients) se retrouvent intoxiqués, ça va nous retomber dessus », estime l’un d’eux dans un reportage des Inrockuptibles. Tous les restaurants – notamment les franchisés – ne sont d’ailleurs pas autorisés par leur direction à proposer aux clients d’emporter les restes de leur repas. « Cela passe déjà un peu mieux dans des restaurants où l’on peut prendre à emporter, comme les pizzérias », nuance Clémentine Hugol-Gential, sociologue et spécialiste des habitudes alimentaires.

Mais c’est surtout du côté du consommateur que le doggy bag a du mal à prendre. Selon un sondage réalisé par la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de Rhône-Alpes, 90 % des Français se disent favorables à une promotion du doggy bag. Pour Alexandre Gauthier, chef cuisinier, il faudrait cependant lui trouver un nom « plus attractif. » Et le rendre plus en vogue : « En France, c’est presque considéré comme mesquin, c’est tout sauf chic. D’autant plus qu’en France, les gens vivent beaucoup dans leurs certitudes et a priori » et ont peur de « passer pour des mesquins ou des radins. »

Pourquoi le concept du doggy bag ne prend pas en France (ici)

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christine.loran@industrie-agroalimentaire.com

Christine Loran, diplômée en Microbiologie dans les industries agro-alimentaires à l’Université de Aix-Marseille et passionnée d’innovation agroalimentaire, écrit régulièrement pour le compte du site IAA.

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