HomeA la UneLa contrefaçon d’alcool coûte très cher aux entreprises européennes

La contrefaçon d’alcool coûte très cher aux entreprises européennes

La contrefaçon de vins coûte cher.

Economie. Selon un rapport de l’EUIPO, la contrefaçon de vins et spiritueux fait perdre annuellement 1,3 milliard d’euros aux entreprises de l’Union européenne.

Le manque à gagner est impressionnant. Malgré plusieurs techniques ayant pour objectif d’en finir avec la contrefaçon, le commerce parallèle coûte chaque année 1,3 milliard d’euros aux entreprises du secteur des vins et spiritueux de l’Union européenne. C’est la conclusion d’un rapport publié, ce mardi 26 juillet, par l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO). Plus globalement, tout le secteur de l’agroalimentaire est touché par la contrefaçon. Par exemple, la contrefaçon des produits AOP et IGP coute 1,57 milliard d’euros à la Francea-t-on appris en mai dernier.

Un manque à gagner pour l’Etat aussi

Mais, si le chiffre de 1,3 milliard d’euros semble faible, les conséquences sont plus nombreuses qu’un simple manque à gagner : la contrefaçon coûterait en effet plus de 20 000 emplois directs et indirects par an, dont la moitié dans l’agriculture et l’industrie agroalimentaire, au secteur des vins et spiritueux, ajoute l’EUIPO, qui précise que « 4,4 % des ventes légitimes de spiritueux et 2,3 % des ventes légitimes de vins sont perdues chaque année en raison de la contrefaçon de boissons alcooliques ». Un coût certain pour le secteur privé, mais aussi pour les Etats : 1,2 milliard d’euros de recettes publiques — normalement récoltées grâce aux impôts, cotisations sociales et aux différentes taxes — partent également en fumée chaque année.

Parmi les pays les plus touchés, on retrouve l’Espagne. Ce sont en tout 263 millions d’euros qui sont perdus, chaque année, par les entreprises ibériques et 90 millions par l’Etat. L’Italie est également fortement affectée, avec 162 millions d’euros de pertes, presqu’autant que l’Allemagne. Les entreprises françaises, elles, perdent environ 136 millions d’euros. Mais l’Etat voit également 100 millions d’euros de recettes sur les taxes partir en fumée. Un fléau que l’Europe n’arrive, pour le moment, pas à endiguer. De quoi fragiliser le secteur des vins et spiritueux et tout un pan de l’économie qui repose essentiellement sur des petites et moyennes entreprises de dix salariés en moyenne, selon l’EUIPO.

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

<p>Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.</p>

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