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Chez Coca-Cola European Partners, la grogne sociale monte

CCEP, dont Coca-Cola détient 18 % des parts, envisage la suppression de 128 postes. Les salariés de l’entreprise ont protesté mercredi en faisant grève dans les usines d’embouteillement.

Pas de quoi créer une pénurie, mais la grève dans plusieurs usines de Coca-Cola montre qu’entre le groupe et les salariés, l’ambiance est plus que tendue. De Grigny à Clamart, en passant par Marseille, des salariés ont décidé d’arrêter la production ou l’embouteillent de la célèbre boisson pour protester contre un plan social. Ce dernier n’est pas acté et est en cours de négociations. C’est l’une des filiales de Coca-Cola — le groupe américain ne détient que 18 % des parts —, chargée de l’embouteillement, Coca-Cola European Partners (CCEP), qui a vu les salariés débrayer ce mercredi. La faute à la prévision d’un plan social. Depuis mi-octobre, les salariés savent que 128 postes — dans les usines mais également le siège de CCEP — vont être supprimés.

Des négociations qui dureront jusqu’au 20 février

La raison de ce plan social ? Selon CCEP, ceci serait dû à une « surcapacité » de ses usines et à des coûts jugés trop élevés. Avec 2 600 salariés, CCEP sort de ses usines 90 % des boissons du groupe Coca-Cola consommées en France. De leur côté, les salariés estiment qu’ils travaillent à flux tendu et que, en cas de plan social, le travail sera « à la limite du supportable. » Pour CCEP, ce plan social doit se faire en douceur. « Nous souhaitons réduire au maximum les départs contraints. Nous avons déjà avancé sur les mesures sociales et l’emploi, et nous sommes toujours ouverts à la négociation », assure le porte-parole de CCEP. Les salariés ont voulu se montrer, alors que les négociations et la procédure d’information et de consultation se termineront le 20 février. Mais CCEP semble déterminer à aller au bout de son plan : les parts de marché de Coca-Cola dans l’Hexagone ont légèrement reculé année après année depuis 2013, et les finances de CCEP sont intrinsèquement liées au géant américain. Les consommateurs français veulent boire des boissons moins sucrées, plus naturelles et la taxe soda joue sur les prix des boissons gazeuses.

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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