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Charal traverse la crise sans trop de difficultés

Charal ne connaît pas la crise

Les Français mangent de moins en moins de viandes et, chaque année, la baisse se poursuite de 3 à 4 %. Un constat qui alarme au plus haut point les spécialistes de viande de bœuf, à l’instar de Charal qui voit son volume de vente baisser de 1 % par an.

Risques de cancer pointés par l’OMS, opacité quant à l’origine, conditions d’élevage et d’abattage dénoncées par des associations et des personnalités médiatiques… De nombreux facteurs expliquent la baisse de la consommation de viande en France. D’autant que les Français prennent peu à peu conscience de l’impact environnemental de la production de viande, notamment suite à la COP 21, dont la synthèse affirme que « l’élevage est à l’origine de dégradations environnementales. Il émettrait autant de gaz à effet de serre que tous les transports réunis, à l’échelle mondiale. » Ajoutez à cela les problèmes de concurrence à l’exportation de la part de l’Italie et de la Pologne, et vous obtenez un secteur de la viande en difficulté.

De nouvelles tendances avec le snacking

Malgré tout, certaines entreprises réussissent à sortir du lot en cette crise. C’est le cas de Charal, qui résiste à cette baisse générale en jouant la carte du produit local. Bruno Aurier, directeur du site de Charal à Cholet, rassure le consommateur : « La totalité de nos animaux proviennent du quart nord-ouest de la France. 60 % de nos approvisionnements viennent du Maine-et-Loire, de la Vendée, de Loire-Atlantique et des Deux-Sèvres. » Mais, nuance-t-il, « l’approvisionnement à l’étranger se fait quand il n’y a aucune autre solution. » L’entreprise mise également sur  l’innovation « en essayant de faire consommer de la viande autrement. » A travers, par exemple le snacking. « Des boulettes de viande sont précuites. Et sont réchauffables dans le micro-onde en deux minutes, pour les besoins de l’apéro », résume-t-on chez Charal. Malgré la crise qui frappe le secteur, Charal, forte de ses 30 d’expérience, reste un leader indétrônable et qui se porte bien, avec ses 930 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. « Malgré les hostilités, malgré l’opposition, on croit en la marque, on croit en la filière », conclut fièrement Bruno Aurier.

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christine.loran@industrie-agroalimentaire.com

Christine Loran, diplômée en Microbiologie dans les industries agro-alimentaires à l’Université de Aix-Marseille et passionnée d’innovation agroalimentaire, écrit régulièrement pour le compte du site IAA.

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