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Les catastrophes naturelles ont un impact sur l’alimentation mondiale

Les catastrophes naturelles coûtent cher aux agriculteurs.

[quote]Economie. En marge de la COP 21, la FAO publie une étude dans laquelle elle décrit l’impact des catastrophes naturelles sur le secteur de l’agroalimentaire, notamment en Afrique et en Asie.[/quote]

Les catastrophes naturelles coûtent cher aux agriculteurs.

1 500 milliards de dollars. Voilà ce qu’ont coûté à l’économie mondiale, entre 2003 et 2013 les catastrophes naturelles. A l’occasion de la COP 21, la Conférence de Paris de 2015 sur le climat – qui débute le 30 novembre –, l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié une étude sur l’impact de ces catastrophes liées au climat sur l’agriculture, et donc sur l’alimentation des populations. Selon la FAO, « le nombre moyen de catastrophes par an provoquées par tous types de catastrophes naturelles, y compris de phénomènes liés au climat, a quasiment doublé depuis les années 1980. »

L’Afrique et l’Asie particulièrement touchées

Et sur les 1 500 milliards de dollars de dommages économiques, la FAO estime que, sur « l’impact des catastrophes liées au climat dans les pays en développement, quelque 25 % de l’impact économique s’est répercuté sur les seuls secteurs de l’agriculture, de l’élevage, des pêches et des forêts. » Pire, concernant la seule sécheresse, « plus de 80 % des dégâts et des pertes ont touché le secteur de l’agriculture. » L’organisme dépendant le l’ONU a étudié « 140 catastrophes de moyenne ou grande ampleur, c’est-à-dire affectant au minimum 250 000 personnes. »

Parmi les régions les plus touchées par la sécheresse, on retrouve l’Afrique subsaharienne : les sécheresses y provoquent, toujours selon la FAO, « 90 % environ des pertes de production du secteur qui contribue en moyenne à un quart du PIB, voire à la moitié, en incluant l’agroalimentaire. » L’Asie n’est, elle non plus, pas épargnée : ce sont cette fois les inondations et les tempêtes qui sont à l’origine de la moitié des pertes de cultures et des dégâts. Il découle de ces catastrophes du chômage ou des baisses de revenus conséquents pour les petits exploitants agricoles.

Quand le climat affame (ici)

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Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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