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Belgique : un scandale sanitaire met à mal l’industrie de la viande

Du bœuf in vitro.

L’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire a-t-elle agi trop tard face à Veviba, qui aurait fraudé en modifiant ses étiquettes ? La Belgique est confrontée à un énorme scandale sanitaire.

Le secteur de la viande était déjà fragile en Belgique. Et le nouveau scandale qui le touche risque d’aggraver son cas. La semaine dernière, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) a indiqué qu’elle procédait au rappel de viande hachée Veviba commercialisée à Anderlecht. Le problème ? Un atelier de découpe et un surgélateur industriel situés à Bastogne. Un juge d’instruction y a envoyé une équipe suite à des plaintes datant de 2016. Et le résultat est édifiant : des infractions ont été relevées, avec parfois un risque sanitaire élevé. Pire, des renseignements sur la date de congélation de la viande ont été falsifiés.

« Mauvaise circulation d’information provenant de l’AFSCA »

Plus de la moitié des produits contrôlés ont été déclarés non conformes. De quoi mettre à mal le marché couvert FoodMet à Anderlecht, et particulièrement la boucherie halal Amar qui, selon l’AFSCA, vendait des produits venant de Veviba. Cet établissement dénonce cependant « une mauvaise circulation d’information provenant de l’AFSCA, ce qui est très compréhensible en situation de crise. » Mais la direction de la boucherie rappelle que, en collaboration avec les services de l’AFSCA qui ont visité la boutique, « le problème de viande hachée en provenance de Veviba ne concerne pas la boucherie Amar. » L’AFSCA confirme que « ce qui se trouve actuellement dans le commerce est sûr et peut être consommé. »

Tout est « sous contrôle », assure l’AFSCA

Dans cette affaire, c’est bien l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire qui fait polémique. Si bien que la députée Annick Lambrecht réclame, depuis hier, la démission de l’administrateur délégué de l’organisation, Herman Diricks.  L’AFSCA aurait, assure l’élue, dû intervenir plus tôt et mieux communiquer. Du côté de l’AFSCA, on assure qu’une fraude ne doit pas remettre en cause un système. L’agence plaide un problème d’étiquetage et assure avoir mis en place une « opération upercut. » La situation, expliquent les responsables de l’organisation, est « sous contrôle. » Accusée d’être trop prévisible, l’AFSCA assure enfin que les contrôles sont inopinés et non expédiés.

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