HomeActualitésEconomieArnaud Marion, l’homme qui a remplumé le volailler Doux, vendu à Terrena

Arnaud Marion, l’homme qui a remplumé le volailler Doux, vendu à Terrena

[quote]Economie. Placée en redressement judiciaire en 2012, le volailler Doux vient d’être vendu à la coopérative Terrena. Aujourd’hui rentable, l’entreprise doit certainement son retour à la rentabilité à Arnaud Marion, manager de crise.[/quote]

poules

Qui pouvait imaginer en juin 2012 que, alors placé en redressement judiciaire, le volailler Doux allait attirer les convoitises quelques années plus tard ? A cette époque, Arnaud Marion arrive pour « retourner » l’entreprise, qui n’est qu’à cinq jours du dépôt de bilan. Près de 4 000 emplois sont alors en jeu et, malgré son CV impressionnant – il a, à 48 ans, dirigé une trentaine de sociétés et s’est impliqué dans la gestion de près de 200 autres, selon Libération –, Arnaud Marion se trouve confronté à un dossier délicat, quasiment impossible à régler.

Doux vendu à Terrena, qui détiendra 52,5 % du capital

Pourtant, le manager de crise réussit à attirer de nouveaux actionnaires et, sacrifiant un millier de postes, réussit sauver la société de la faillite, notamment après avoir mis fin à la production de poulets frais qui faisait perdre 40 millions d’euros par an à l’entreprise. Le manager réussit même l’exploit de recréer un lien de confiance entre la direction et les syndicats. Directeur de Doux depuis 2013, Arnaud Marion a finalement fait du géant du poulet une affaire qui marche : son chiffre d’affaires s’est élevé à 457 millions d’euros en 2014, et devrait atteindre 530 millions d’euros pour 2017. Doux emploie aujourd’hui plus de 2 300 salariés.

Annoncée mardi 19 mai, la cession de la participation majoritaire de la famille Calmels à la coopérative Terrena tient presque du miracle. Cette dernière détiendra désormais 52,5 % du capital du volailler et composera avec le Saoudien Almunajem, qui possède 25 % des parts. Aujourd’hui, une question se pose : Arnaud Marion va-t-il quitter l’entreprise ? Selon Le Monde, la réponse est oui.

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magali.monceau@industrie-agroalimentaire.com

<p>Magali Monceau, titulaire d’un Master en Biologie et Santé – Nutrition Humaine et développement de l’Aliment Santé -, elle est responsable qualité pour un laboratoire à Nantes et chroniqueuse également pour le site IAA.</p>

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