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Un système de désherbage innovant fait ses preuves

Un nouveau système de désherbage allie procédés mécanique et chimique.

Un système d’arrachage de mauvaises herbes, adaptable sur des rampes de pulvérisation traditionnelles, pourrait offrir une alternative au désherbage – coûteux à plus d’un titre – des exploitations agricoles, selon de premiers essais encourageants.

Le fléau des mauvaises herbes et de leur destruction représente un coût non négligeable pour les agriculteurs. La technologie s’est donc naturellement emparée de ce créneau pour tenter de trouver une solution alternative aux désherbants chimiques qui, à force d’usage – comme les antibiotiques pour les bactéries humaines – rendent les mauvaises herbes encore plus résistantes. Classiquement, le désherbage consiste à appliquer un herbicide par contact direct avec la plante. Outre le problème de la nocivité en matière d’impact environnemental, la solution exclusivement chimique s’avère insuffisante dans le traitement de grandes surfaces arables.

Une entreprise agroalimentaire américaine, Smucker, semble avoir trouvé la parade. Son kit mécanique s’adapte aux rampes de pulvérisation conventionnelles. Il s’agit plus précisément d' »une pièce qui s’attache à l’arrière de la rampe et à laquelle est fixée, sur toute sa largueur, une rangée d’éponges imprégnée d’herbicide », indique un porte-parole de la société.

Une innovation à peaufiner

En collaboration avec Boston Crop Sprayers (BCS), une entreprise britannique fournissant des sprays de désherbage, des essais ont été menés sur le terrain, à Bedfordshire (à moins de 100 km au nord de Londres) pour soumettre la machine innovante à une épreuve grandeur nature. Et les résultats semblent satisfaisants, si l’on en croit le directeur général de BCS, David Hildred. « Il est indéniable que nous sommes parvenus à supprimer une grande quantité de mauvaises herbes et, surtout, d’empêcher que leurs graines ne retournent au sol durant l’opération », affirme-t-il fièrement.

« Nous avons encore besoin de peaufiner les résultats mais la réduction des mauvaises herbes est suffisamment significative pour que nous investissions plus de temps dans la conception », tient-il toutefois à nuancer. Il faut encore trouver les bons dosages – en quantité et en temps de pulvérisation pour que optimiser l’opération de désherbage. Reste aussi à solutionner ce qui s’avère un problème gênant : ne pas nuire aux récoltes lors du désherbage.

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stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.

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