HomeActualitésEconomieL’agroalimentaire breton a le vent en poupe

L’agroalimentaire breton a le vent en poupe

Bretagne_agroalimentaire

[quote]Economie. Les sociétés agroalimentaires bretonnes sont optimistes : la reprise est là, et l’avenir s’annonce radieux pour l’économie et pour l’emploi. Mais il faudra, pour cela, améliorer la logistique et faire baisser la facture énergétique.[/quote]

bretagne

« On sent une reprise des investissements. » Pour Olivier Clanchin, président de l’Association bretonne des entreprises agroalimentaires (ABEA), qui regroupe une centaine d’entreprises de production dans la région, la crise semble se terminer. Et avec un minimum de casse dans l’agroalimentaire breton qui, précise-t-il, « a maintenu ses emplois l’an dernier. » En effet, alors que la région a perdu 1 900 emplois salariés en 2014, après les plans sociaux dans l’abattage de volailles et de porcs en 2013, l’industrie agroalimentaire avait fini par réembaucher 400 salariés en 2014, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE).

Les investissements ont repris depuis six mois

Du côté de l’ABEA, on confirme : « Après la casse des deux années passées, on sent une reprise des investissements depuis 6 mois. » Olivier Clanchin, qui reste prudent et ne parle pour le moment que de « frémissement », espère cependant « une reprise de l’investissement et donc des emplois grâce au cours plus favorable de l’euro, grâce à la baisse du coût de l’énergie, grâce à une légère baisse du prix des matières premières. » Surtout, estime-t-il, le marché a évolué. Le président de l’association agroalimentaire assure que « les attentes du consommateur sont différentes : plus de qualité, plus de local, plus d’innovation. »

Pour l’Association bretonne des entreprises agroalimentaires, deux défis s’imposent aujourd’hui aux entreprises locales : la logistique et la performance énergétique. « L’agroalimentaire représente 60 % de la consommation énergétique bretonne, affirme Olivier Clanchin. Nous allons pousser des projets collaboratifs, en partageant le bilan carbone de nos entreprises, en mutualisant les bonnes expériences. Voire, pourquoi pas, en mutualisant les camions entre plusieurs entreprises. » Tout cela, conclut-il, « en jouant la qualité juste. »

L’agroalimentaire breton sent la reprise frémir (ici)

Les articles dans la même thématique

FOLLOW US ON:

stephanie.lefevre@industrie-agroalimentaire.com

<p>Stéphanie Lefevre, experte en agroalimentaire et consultante en sécurité alimentaire à Annecy, met ses connaissances et sa passion de l’Industrie Agroalimentaire à disposition du média IAA en traitant des actualités.</p>

Rate This Article: