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Un abattoir à nouveau mis en cause par l’association L214

Vache gestante à Limoges.

Un nouvel abattoir est dans le viseur de l’association L214, qui a publié des images de méthodes barbares d’abattage de viande bovine dans l’établissement municipal de Limoges.

Ce jeudi 3 novembre, l’association L214 a publié une nouvelle vidéo compromettante pour un abattoir. Après celui d’Alès et celui de Vigan, dans le Gard, c’est au tour de l’abattoir de municipal de Limoges d’être au centre d’une grosse polémique. Dans les images diffusées aujourd’hui, on aperçoit des employés user de méthodes assimilables à de la torture. Certains d’entre eux, notamment, ouvrent au couteau des utérus de vaches, en sortent des fœtus de veaux, puis les jettent à la poubelle. Quelques uns de ces fœtus sont même déjà largement formés, certains mesurant plus d’un mètre. Un nouveau coup dur pour la filière de l’abattage de viande.

« Un véritable choc »

Ces pratiques ont été dénoncées par un employé de l’établissement qui, ne supportant plus les conditions dans lesquelles sont abattus les animaux, a alerté l’association L214. « Je sais que je vais perdre mon travail. Je l’espère même », prévient l’employé, qui indique qu’il veut, en faisant ce geste, « que le peuple français soit au courant » de la manière dont sont traités les bovins dans l’abattoir municipal de Limoges. C’est un véritable tournant dans la communication de L214 : là où, habituellement, ce sont des employés anonymes qui fournissent les images, le salarié a cette fois voulu témoigner à visage découvert. Alors que d’autres employés avaient également sollicité l’association.

Ces images ont provoqué, pour les internautes qui les ont visionnées, « un véritable choc », raconte la porte-parole de l’association, Brigitte Gothière. L214 exhorte les personnes touchées par les conditions d’abattage de cet abattoir à demander la mise en place d’une commission d’enquête sur les abattoirs. Et ça fonctionne : plusieurs centaines d’utilisateurs ont déjà fait cette démarche. « Cela prouve que les gens réagissent. Le fait de s’enfoncer chaque fois un peu plus dans l’horreur mobilise. On n’est pas tombé dans la banalité », résume l’association, qui en appelle également à Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture. L214 demande un projet de loi qui interdirrait l’abattage des vaches gestantes.

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christine.loran@industrie-agroalimentaire.com

Christine Loran, diplômée en Microbiologie dans les industries agro-alimentaires à l’Université de Aix-Marseille et passionnée d’innovation agroalimentaire, écrit régulièrement pour le compte du site IAA.

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